Jeudi 17 mai 2012
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Patrick Padiou dirige une entreprise du secteur de la construction de 50 salariés qui se porte plutôt bien. Merci pour lui. Nous sommes au nord de la Vendée non loin du département de Loire
Atlantique. Si je vous parle de ce patron, pas tout à fait comme les autres, c'est qu'en cherchant une nouvelle main d'oeuvre auprès des jeunes, il a constaté que certains semblaient
n' avoir aucune chance de trouver un emploi. Il décide alors de les prendre en charge et pour ce faire, va créer avec la mission locale une structure d'insertion en complément de son
entreprise. Elle s'appellera Bâti insert. Ouverte depuis 6 ans, cette entreprise d'insertion accueille 6 jeunes de moins de 26 ans durant un an maximum et 3 bénéficiaires du RSA pour une
durée de deux ans. La structure est animée par des bénévoles et des retraités de l'Education Nationale. Ces derniers sont appelés à donner des cours de français, de mathématiques ou de code de la
route. Le plus de Bâti Insert est d'être soutenu par 60 entreprises partenaires qui s 'engagent à accueillir ces jeunes en stage. Ces stages sont une immersion dans l'entreprise afin de faire
comprendre les enjeux et les règles d'un travail: ponctualité, apparence vestimentaire, comportement social ou écoute de l'autre. A l'issue de ces périodes, les jeunes candidats sont suivis soit
vers une formation complémentaire, soit vers un emploi direct en CDD ou en CDI.
www.bati-insert.com
Par Philippe BERTRAND
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Publié dans : Formation
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Vendredi 11 mai 2012
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16:15
J'ai laissé volontairement ou presque ce blog en sommeil pendant la période des deux tours. Il n'est pas facile de clamer haut
et fort les vertus des initiatives locales, des énergies déployées par nos contemporains, des inventions quotidiennes qui agitent nos campagnes (à cet endroit, normalement, vous entendez les
premières notes de la Marseillaise) alors que l'avenir peut basculer en un seul coup de clé. Après, certains digèrent tandis que d'autres savourent, ou les deux à la fois. C'est plutôt la
ruralité qui a fait les frais de la longue période des préparatifs électoraux, car elle n'est apparue qu'accidentellement dans les discours et programmes des uns et des autres. Au mieux, nous
aurons vu un candidat sortant visiter quelques fermes aux ultimes heures de la campagne, ce qui a donné naissance à des confusions regrettables dans les dialogues. S'inquiétant du nombre
d'hectares exploités par un paysan, en l'occurence il s'agissait d'une petite ferme de 40 hectares, l'ex-président de la ville aurait répondu "Vous avez de la chance,
moi je ne pourrai jamais me les payer". Le passage de la charrue tractée par l'extrême droite après ce type de confusion pouvait séduire une population agricole "perdue". Pourtant contrairement à
ce que l'on pouvait imaginer, la population ouvrière s'est davantage portée sur le candidat de gauche, même si agriculteur et ouvrier ne partagent pas vraiment la même case professionnelle. Les
jeunes ont suivi la même tendance. Finalement la logique est respectée, une logique humaine, une logique de mémoire. Pas seulement celle de 5 années écoulées mais celle de 17 ans d'une même
majorité. 17 ans de mémoire qui ont sans doute excercé leur pression sur les consciences. Une fois ça va, deux fois, bonjour les dégâts et trois fois, je ne vous dis pas. Aujourd'hui quelques
signes peuvent rassurer les sceptiques que nous serions devenus par une délégation à l'égalité des territoires: La péréquation entre les différents territoires et départements est une nécessité
pour ne laisser aucune population et institution locale à l'arrière du train, si ce n'est pas en dehors de la voie de circulation. Un ministère de l'économie sociale et solidaire s'imposait tout
autant. C'est chose faite. Enfin celui du redressement productif, qui fait ricaner une petite foule, mérite d'être encouragé. Pourquoi? Parce que le redressement est une attitude humaine. On
redresse un homme blessé comme on remet sur pied une économie qui s'empoisonnait par ses propres méthodes et son absence de scrupules. Les ricaneurs continueront à rire, peut-être, sans doute
même. D'autres sourient.
Par Philippe BERTRAND
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Publié dans : humeur
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Mardi 10 avril 2012
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13:55
S'unir pour agir. Rien de tel pour favoriser de nouvelles perspectives de vie. Nous sommes souvent appelés à mettre en exergue
les solidarités humaines qui proviennent de la société civile. Or il existe d'autres formes de partage et de projet collectif dont les élus locaux peuvent être les dépositaires. Nous sommes à
l'opposé de guerres de clochers et d'oppositions entre élus voisins. En Mayenne, les collectivités ont décidé de jouer la carte commune du développement durable. Même si toutes les collectivités
ne sont pas réunies autour d 'une même table, un certain nombre d'entre elles ont instauré un réseau de réflexions partagées en faveur du développement durable. Les premières actions
portent sur l'urbanisme, l"'économie d'eau et les énergies. Pour arbitrer les échanges, favoriser le partage d'expériences entre élus et faire passer l'information, le réseau est animé
par l'association Synergies basée à Laval. Financée par le FEDER, l'ADEME, la région et le département, cette association dotée de 6 salariés conseille et accompagne le grand public comme
les collectivités. Membre du réseau, Marie-Noëlle Tribondeau, agricultrice et maire de Bierné, village de 700 habitants au sud de la Mayenne, prépare un PLU dans une démarche envrionnementale
nouvelle qui ne doit pas empiéter sur l'espace agricole.
http://synergies53.fr/maitrise_energetique_nos-missions_reseau-des-collectivites-mayennaises-en-marche-vers-le-developpement-durable.phtml
Par Philippe BERTRAND
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Publié dans : environnement
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Lundi 9 avril 2012
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15:01
Dites du côté d'Avignon "Semailles" et tout logiquement les visages vont s'éclairer. Semailles est une association née en 1997
dans la ceinture verte d'Avignon, une ceinture qui noue la ville à sa campagne environnante. La création d'un jardin maraîcher a été la première 'invention' de Semailles. Comme son nom le laisse
entendre, Semailles sème, récolte et multiplie les bonnes idées. A la suite du jardin sera créé en 2000 un programme d'éducation à l'environnement et au développement durable à destination du
jeune public à commencer par les écoles. 8 ans plus tard, Semailles invente cette fois le premier jardin solidaire de fleurs sous le nom de 'Fleurs de Cocagne', reprenant ainsi le modèle des
jardins de Cocagne avec la particularité de privilégier dans ce cas un public féminin. Puis en 2011 Semailles étoffait ses engagements au profit de l'insertion professionnelle en fondant "fruits
de Cocagne" . En outre, l'association a mis en place un club d'entreprises partenaires afin de garantir et péreniser l'emploi des salariés de l'association. 13 entreprises du bassin avignonnais
ont adhéré à ce club. Les chiffres parlent d'eux-mêmes puisque 'Semailles' avec ses 15 hectares de jardin possède 45 postes en parcours d'insertion, emploie 100 personnes sur l'année et est gérée
et animée par 17 permanents. Le fondateur de cette véritable plateforme de l'insertion et de lutte contre l'exclusion est Jacques Pouly, actuel président de réseau Cocagne.
http://semailles.asso.fr
Par Philippe BERTRAND
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Publié dans : insertion
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Lundi 2 avril 2012
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14:02
Alain Fried est un maire sans étiquette. Il en existe encore de ces élus qui évitent le parti pris, ce qui n'est pas une
preuve d'indécision, mais plutôt de bon sens local. La proximité ne supporterait pas le compartimentage, soit. Alain Fried est donc à la tête d'une commune, Levroux, située à 20 kilomètres
de Chateauroux et qui demeure malgré ses 2860 habitants typiquement rurale. Le département de l'Indre est logé à la même enseigne d'une profonde ruralité. La réflexion a vite fait le tour d'une
soirée de conseil municipal: comment accueillir des projets économiques et comment aider les personnes qui demeurent en souffrance d'e travail. Résultat : créons un espace dédié aux entreprises,
aux porteurs de projets et aux demandeurs d'emploi. Le projet du E3, entendez les 3 "E", Espace Entreprise Emploi, s'est concrétisé en avril 2010. La commune a fait l'acquisition d'une
petite friche industrielle prisonnière des orties et des ronces, soit 1400 m2 pour 12 000 euros. Elle a pris en charge l'aménagement des locaux moyennant la somme de 50 000 euros. L'espace se
partage entre 10 boutiques, sortes de vitrines des entreprises, 4 bureaux, une salle de réception et une salle de réunion. E3 loue ses infrastructures à la journée, à la semaine, au mois ou
à l'année. En parallèle des ateliers d'initiation à l'informatique, à l'anglais, à la rédaction d 'un CV ou d'une lettre de motivation sont proposés à tous les candidats à l'emploi. De nombreux
partenaires se sont greffés sur le projet de Monsieur le Maire à l'instar des chambres consulaires (agriculture, commerce et métiers). Les travaux de réhabilitation ont été effectués par les
services communaux et un site Internet affiche en mode bilingue les appels à candidature: "Ouvrir sa boîte à Levroux/ Start your business in Levroux". Pour dynamiser cet espace multifonction, la
commune a même créé une association " Levroux à Venir" afin de mettre en réseau les entreprises et d'animer l'ensemble.
www.e3-levroux.fr
Par Philippe BERTRAND
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Publié dans : économie
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