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Jeudi 30 mai 2013 4 30 /05 /Mai /2013 10:56

 

 

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L'état des lieux des prisons en France est sans cesse dénoncé. Conditions d'incarcération désastreuses par endroits, surpopulation, suicides.... Malgré les nouveaux centres de détention construits ces dernières années, les problèmes persistent. Il vaudrait mieux prévoir en amont la délinquance. Facile à dire. Il est difficile d'imaginer dès lors que nous sommes invités à regarder au-delà de notre seule réalité, les conditions d'incarcération dans les pays pauvres. Prisonniers sans frontières ne règle rien, ne juge pas, mais intervient de façon magistrale.  Cette association humanitaire créée en 1995 est apolitique, laïque et cherche à promouvoir les droits de l'homme là où ils sont absents dans sept pays d'Afrique francophone.  Pourquoi ceux-ci en priorité? Parce que c'est le code pénal français qui est appliqué dans ces pays d'Afrique de l'ouest. Prisonniers sans frontières, ce sont 85 équipes de terrain composées de 400 bénévoles qui interviennent en faveur de 27 000 prisonniers. En France, l'association repose sur 600 donateurs, une trentaine d'équipes de soutien, 30 administrateurs et experts et deux salariés. Les actions menées sur le terrain répondent essentiellement à trois missions: l'alimentation, la santé et le suivi des dossiers. Premier constat: la détention provisoire est très longue. Deuxième constat: les activités sont inexistantes. Troisième constat: les femmes détenues avec leurs enfants vivent dans des conditions infernales.  Parmi les réponses apportées par Prisonniers sans frontières, un jardin maraîcher a été créé dans l'enceinte de la prison de Kati non loin  de Bamako. Une source d'activités qui participe à une meilleure alimentation des détenus. Un  jardin d'enfants a été ouvert au coeur de la prison d'Abomey, au Bénin, qui étouffe sous le poids de 1162 détenus pour....258 places réduisant l'espace vital de chaque détenu à 0,45 m2 pour dormir! Parmi eux, 80 femmes ne disposaient que d'une seule pièce pour préparer leur repas et s'occuper de leurs enfants qui, pour certains, ont vu le jour derrière les barreaux. Prisonniers sans frontières, ce sont encore des séminaires hygiène et santé tenus au Togo dans 12 prisons du pays. Prisonniers sans frontières, c'est enfin un  courage extraordinaire pour oser intervenir dans ces fossés d'humanité.

www.prsf.org

Par Philippe BERTRAND - Publié dans : solidarité
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Mardi 16 avril 2013 2 16 /04 /Avr /2013 14:05

Alénya rime avec Kénya. Pourtant rien ne prédestinait cette petite commune des Pyrénées Orientales de 3000 habitants à se jumeler avec une vieille citéde la vallée du Rift. Naivasha possède l'essentiel de la vie et de la culture: l'eau. Le lac du même nom fait de cette ville de 14 000 habitants au sud du Kenya une capitale de la floraison. Les roses qui inondent les marchés européens proviennent de cet endroit improbable, sauf que cette économie est aux mains de grandes compagnies horticoles européennes qui prélèvent abondamment et gratuitement l'eau du lac.  Pire, les pesticides utilisés pour cette production industrielle seront rejetés dans le lac. Pire encore, Naivasha ne perçoit aucune compensation!  Nous sommes au coeur du pays maasaï et d'une longue tradition d'éleveurs dépossédés de leurs terres par les multinationales. Alénya est à l'opposé tant sur la carte que sur les questions de vie et de développement. c'est d'ailleurs dans le cadre d'une exposition dans ses caves viticoles, qu'un morceau de culture maasaï va apparaître.  En 2001,  une peintre très attachée à cette population, expose ses toiles. Deux ans plus tard elle épouse devant le maire d'Alenya.. un maasaï. Jacques Pumérada, maire d'Alenya est invité au Kenya. Les échanges sont chaleureux et son homologue, premier magistrat de Naivasha, est séduit par le projet d'un jumelage. Un programme d'accès à l'eau voit le jour. La communauté de communes Sud Roussillon y adhère. Les forages commencent et les expertises se poursuivent. une salle de classe vient d'être construire et la gestion de l'eau est enseignée là où tout semblait perdu...

http://comite-jumelage-alenya.blogspot.fr

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Par Philippe BERTRAND - Publié dans : solidarité
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Vendredi 12 avril 2013 5 12 /04 /Avr /2013 16:39

 

 

 

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                                              (photo: Bien Public)

 

 

Il faut assumer ce titre parce que nous sommes, en France, très embarrassés, avec les demandeurs d'asile. Les seuls recours sont souvent associatifs et militants pour accueillir des personnes qui viennent de pays dévastés par les conflits ou les catastrophes économiques. Guerre ailleurs et galère ici.  Il existe en Bourgogne, à Chenôve, aux portes de Dijon, une réponse excessivement attachante donnée aux adolescents demandeurs d'asile. Ils sont 24, originaires de tous les sales coins du globe, isolés  ou en famille, à demander asile en France. Ces jeunes âgés de 16 ou 17 ans bénéficient de cours de français langue étrangère au lycée Antoine de Chenôve dans une classe d'accueil  par Nathalie Jalil. En 2011, ce lycée a eu l'heureuse idée de faire équipe avec le pôle image de la MJC. C'est ainsi qu'Emmanuel Putigny, intervenant audiovisuel, a proposé un éveil au langage et aux techniques cinématographiques à ces jeunes des ailleurs moyennant des séances hebdomadaires de 2 heures de septembre à décembre 2011. Dans une deuxième phase, il a été proposé à partir de janvier 2012 aux candidats à l'accueil, de concevoir leur propre film, de l"écriture du scénario et des dialogues à sa réalisation. Un film, qui est autant une bravoure de l'imagination qu'une déclaration de vie de chaque protagoniste, est né sous le titre de " comme une bouteille à la mer". 30 minutes réalisées en amateurs de cinéma, mais en futurs professionnels de la vie. Le résultat ne s'est pas fait attendre: salles pleines pour les projections locales à la MJC, un intérêt pour cette expérience en provenance de toutes les régions et, surtout, 24 jeunes qui ont tous réussi leur insertion professionnelle en France...

Evidemment l'expérience est renouvelée actuellement. L'intelligence, c'est cela.

http://mjc.chenove.net/lire-1108.html

 

Par Philippe BERTRAND - Publié dans : éducation
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Vendredi 12 avril 2013 5 12 /04 /Avr /2013 16:17

Le projet était presque insensé: restructurer un  quartier populaire d'une ville mal en point  et secouée par la crise sociale. Roubaix fait en effet partie des villes les plus pauvres de France. Le projet s'appelle Baraka, la coopérative Baraka, un nom doublement prédestiné, puisqu'un début d' incendie, une semaine après son inauguration, aurait pu anéantir tous les espoirs qui lui étaient attachés. la coopérative Baraka, "fabrique de biens communs", est d'abord une prouesse architecturale avec sa façade en bois qui abrite un bâtiment bioclimatique. Un  rez-de-chaussée avec un  restaurant bio, un étage pour des ateliers informatiques, des séminaires et rencontres culturelles et une terrasse transformée en jardin d'apprentissage. Le restaurant mérite le détour pour la convivialité et la qualité, mais surtout pour sa vertu sociale. Géré par une association, elle assure 120 repas/jour à une clientèle peu aisée voire en situation précaire et permet d'employer du personnel en voie d'insertion. Afin de garantir un fonctionnement autonome et sans subventions, la coopérative prolonge, ses activités par des service de catering-traiteur et par la location de ses espaces d'exposition et salles de rencontres.

www.cooperativebaraka.fr

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Par Philippe BERTRAND - Publié dans : social
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Mercredi 10 avril 2013 3 10 /04 /Avr /2013 14:40

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Le principe de groupement d’employeurs apparaît de plus en plus fréquemment comme étant une des bonnes solutions  contre la précarité du travail. Le principe qui repose sur une mutualisation entre entreprises consiste à fournir des CDI aux employés. D’un temps partiel pour le compte d’une entreprise à un autre pour une deuxième entreprise du groupement, les salariés passent d’un CDD à un CDI garanti. L’exemple le plus fort en Morbihan est Vénétis, créé en 1998 dans le cadre du club entreprise du pays de Vannes, ce groupement va ouvrir de nouveaux réseaux en Bretagne 4 ans plus tard. 2008 sera la date de construction du centre de ressources des groupements d’employeurs de Bretagne. Depuis ses origines, Vénétis a multiplié les échanges entre les entreprises locales et s’est étendue depuis vannes, à Auray, Lorient, Ploërmel et même Nantes et Saint-Nazaire. www.venetis.fr

 

 

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Une autre solution est à chercher du côté de Retrilog, entreprise à double vocation, classique c’est-à-dire inscrite dans le marché concurrentiel, et d’insertion puisqu’elle emploie des personnes en difficulté. Elle intervient dans deux filières : les transports et la logistique et dans la gestion des déchets issus du tertiaire. Résultat, Retrilog dont le siège social est à Pontivy, occupe 4 plateformes d’activités à Saint-Avé (Morbihan), Rédéné (Finistère) et Pluzunet et Ploufragan (Côtes d’Armor) avec 45 salariés dont 31 en insertion et des sorties professionnelles assurées pour ces derniers. http://retrilog.fr

 

Par Philippe BERTRAND - Publié dans : économie
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