Vendredi 23 mars 2012 5 23 /03 /Mars /2012 13:45

Elle concerne le CPIE de la Bresse du Jura. CPIE, abréviation rencontrée à plusieurs reprises, pour Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement. Selon l’habitude, ces centres sensibilisent les publics à l’environnement local à l’aide de stages, d’animations, de nombreuses actions scolaires et de formations en environnement et développement durable. La particularité du centre de la Bresse du Jura est le seul à assurer une formation professionnelle d’éco-interprète. Pour être précis, le centre qui emploie 9 personnes, prépare au statut de chef de projet en éducation à l’environnement. Comme l’écrit Cécile, la vertu de cette formation est de préparer à une double compétence, celle d’animateur et celle de spécialiste de l’environnement et elle allie le diplôme d’animateur à celui de biologiste ou écologue. La formation dure un an et s’établit dans toute la Franche-Comté en liaison avec les 4 CPIE de la région. 6 modules compose le programme de la formation : la sensibilisation à la nature, l’interprétation du patrimoine, cela implique une bonne lecture sur le terrain, les outils pédagogiques, l’environnement et les territoires, il s’agit de connaître les acteurs locaux, la gestion de projet qui est la pratique plus technique du programme et enfin l’Education à l’environnement, module qui passe par la réalisation de nouveaux outils pédagogiques. Ce qui peut paraître à première vue très technique est en fait totalement tourné vers le terrain et les acquisitions ne peuvent se faire qu’en situation réelle. Enfin les candidats suivent un  stage de 5 mois de mise en situation professionnelle en France ou à l’étranger (l’Allemagne, La Grande-Bretagne, le Canada et les Etats-Unis, pour citer les plus fréquentes, sont des destinations partenaires). Sur le site du CPIE, vous pouvez télécharger la brochure de formation 2012-2013 : www.cpie-bresse-jura.org

 

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Par Philippe BERTRAND - Publié dans : Formation
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Lundi 12 mars 2012 1 12 /03 /Mars /2012 16:50

L'association s'appelle les compagnons de la terre et a son siège à Eurre dans la Drôme. Bien des initiatives locales ont permis par des incubateurs d'entreprises ou par des coopératives d'emploi de tester des projets avant validation définitive. Les expériences sont encore rares à l'égard des métiers de la terre. Cela se comprend facilement par le premier obstacle que représente l'accès au foncier y compris en location.  Les Compagnons de la terre, qui portent bien leur nom, mettent à disposition un terrain, du gros matériel, des espaces de stockage à des personnes sortant de formation et porteuses d'un  projet. L'association offre un statut juridique ainsi qu'un contrat d'appui au projet d'entreprise à chaque candidat pour une durée maximale de 3 ans. 6 projets ont pris une parcelle d'espace et 3 places sont encore à pourvoir. Les projets retenus relèvent du maraîchage,de la culture de safran, de l'arboriculture ou de la production de plantes médicinales. Grâce à cette association pionnière, un réseau national est en cours de constitution afin de multiplier ces "Piafs", ces plateformes d'envol (logique) pour les nouveaux candidats aux métiers de la terre.

lescompagnonsdelaterre@gmail.com


Par Philippe BERTRAND - Publié dans : agriculture
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Lundi 12 mars 2012 1 12 /03 /Mars /2012 16:20

 

 

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IAE: Insertion par l'activité économique. Depuis 30 ans, les structures d'insertion  par l'activité économique se sont multipliées en France. IAE sonne presque comme un label, en tout cas comme une référence depuis sa reconnaissance par la loi de lutte contre les exclusions en 1998. Ces structures peuevent être des entreprises de travail temporaire, des entreprises d'insertion, des associations, des ateliers et chantiers d'insertion, des régies de quartier ou encore des groupements d'employeurs pour l'insertion. Seulement l'éternelle question qui accompagne ces efforts d'intégration d'une population éloignée du travail (quel euphémisme!) est que rien ne garantit le retour au plein emploi des personnes ayant bénéficié de ces structures. Le retour à l'exclusion est la pire des désillusions. Afin de consolider ce passage de l'insertion à l'emploi classique, le département du Lot-et-Garonne s'est doté d'une Agence Recherche et Développement de l'Insertion par l'Economique (ARDIE). Son principal objectif est de mettre en relation les structures d'insertion avec les entreprises en constatant le cloisonnement qui demeure entre ses deux domaines. Une première réunion a permis de rassembler en 2004 plus de 60 chefs d'entreprises, de partenaires institutionnels et d'acteurs de l'insertion. Des engagements ont été pris qui ont donné naissance à une charte. Un an plus tard se tenait le premier atelier de simulations d'entretiens d'embauche. Puis des ateliers découverte des métiers se sont tenus dans des entreprises adhérentes de la charte et enfin les mises en relations directes ont eu lieu favorisant l'emploi de la personne à la fin de son parcours d'insertion. Ces emplois se partagent entre CDD et CDI. En moyenne ce sont chaque année 150 parcours qualifiants et préqualifiants qui sont assurés.

www.ardie47.org

Par Philippe BERTRAND - Publié dans : économie
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Lundi 5 mars 2012 1 05 /03 /Mars /2012 15:33

Comme je l’ai déjà certainement dit, les territoires à faible densité de population ne sont pas les plus passifs. Très souvent l’éloignement des lieux de vie les uns des autres favorise des prises de nouvelles dispositions et de nouveaux comportements. Je prends pour illustration  l’association « Agir pour le vivant » qui a créé en 2010 une monnaie locale complémentaire : l’abeille. Nous sommes à Villeneuve sur Lot et nos confrères de la Dépêche du Midi annonçaient fin janvier la circulation de 10 000 abeilles dans les commerces locaux. Françoise Lenoble, présidente de l’association, confirme que ce réseau de circulation a déjà convaincu une soixante d’entreprises qui acceptent l’abeille. Cette expérience n’est ni la première, ni la dernière en France et elle entre dans une dynamique qui séduit de plus en plus de consommateurs bienveillants et de partenaires et prestataires de proximité. Dans les colonnes de la Dépêche, la présidente rappelait la mission de sa démarche : « redonner du sens à nos échanges et inciter les citoyens à consommer de manière raisonnée ». Je remarque que ces monnaies font parfois leur apparition dans des contextes de crise financière. La preuve avec l’abeille. Il n’empêche que cette pratique est plus répandue chez nos voisins européens (en premier lieu allemands) que chez nous. Quelques précisions sur les particularités de la monnaie villeneuvoise : elle est fondante et perd 2% de sa valeur tous les 6 mois. Donc contrairement aux vins de garde, elle a intérêt à être utilisée rapidement et localement. Sinon, et ce n’est pas négligeable, les produits de la fonte financent des projets d’entreprises. Elle renforce le lien entre citoyens et entreprises (les entreprises qui prennent la monnaie ont signé auparavant la charte de qualité de l’association).  Et enfin les euros échangés sont placés à la NEF laquelle soutient des projets solidaires. L’abeille se matérialise par un bon d’achat dont le dessin est réalisé par un peintre de Villeneuve. Le dernier créé est un billet de 50 abeilles. www.agirpourlevivant.org

  

l-abeille-monnaie_6306_image.jpg

Par Philippe BERTRAND - Publié dans : économie
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Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 17:15

Je dois préciser Uni-vert, filiale de la coopérative Covial, est "un" des leaders européens de la salade bio. Précisons encore: Covial est né en 1991 dans le Gard et réunissait dès l'origine une belle poignée de producteurs locaux de fruits et de légumes. Tous n'étaient pas convertis à la production biologique, on s'en doute, à cette époque. Disons que les "bios" ont entraîné les autres vers le même mode de production. Aujourd'hui la coopérative benéficie d'une solide réputation qui s'explique par le nombre de produteurs, une bonne vingtaine, et donc par la variété des produits. D'autres part ce réseau ne travaille que sur des produits de saison et réhabilite les anciennes variétés à l'image des tomates. Le bilan actuel est encore positif avec les 70 emplois que représente ce groupement, avec les jeunes qui prennent la suite des anciens et avec cet incroyable marché d'exportation de la salade en Europe à commencer par le gros consommateur allemand. Entre 6 à 7 millions de pied de salades sortent des serres des paysans du collectif. Seule inquiétude: comment garantir des vertus biologiques lorsque la production atteint de tels sommets? La réponse est simple: par la faible étendue des cultures. Ici pas question d'intensif même si l'ensemble de la coopérative détient en tout 35 hectares d'abris froids, de serres non chauffées, si vous préférez, et 70 hectares d'espaces arboricoles.

 

uni-vert.fr

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Par Philippe BERTRAND - Publié dans : agriculture
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