Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le complément des Carnets de Campagne diffusés sur France Inter sans impératif de temps ni d'espace et ouvert aux commentaires et contributions extérieures

19 Sep

Un cocagne parmi d'autres: le jardin de Mâcon

Publié par Philippe BERTRAND  - Catégories :  #insertion

J’apprécie toujours les aventures venues de loin ou parties de peu pour parvenir à un réseau  entré dans les mœurs et présentant une vitalité et un bilan indiscutables. Je prends pour illustration les jardins de Cocagne. Né d’une idée qui traînait en Suisse et à laquelle Jean-Guy Henckel, initiateur du réseau, a ajouté un volet social, le concept paraissait dérisoire. Nous sommes au tout début des années 90 et le projet de jardin souvent périurbain pratiquant de l’insertion professionnelle, était une goutte d’eau dans l’océan des exclusions qui allait croître au fil des ans. En 2014, les réseau Cocagne compte environ 120 jardins et emploie 4000 personnes en insertion. Près d’un (ou une) salarié sur 2 retrouve un emploi ou une formation solide à l’issue de cette transition. Les jardins alimentent en moyenne 20000 familles adhérentes et ce sont 25000 paniers distribués chaque semaine. A Macon, en Saône et Loire, s’est décidée très tôt l’ouverture d’un jardin d’insertion. Nous sommes quasiment à la naissance du mouvement. 25 personnes en contrats aidés, 250 adhérents et 5 hectares de production maraichère spécifiquement biologique, orientation prise en 1997. (La qualité bio est contrôlée par Ecocert, organisme agréé). Situé à deux pas de l’aérodrome et donc aux portes de la ville, le jardin de Mâcon tire bien son épingle du jeu de la bio et des circuits courts en organisant un marché mensuel (le dernier vendredi du mois) de producteurs bio de la région et des actions de sensibilisation auprès des jeunes, des échanges européens et des journées portes ouvertes. Et merci à Olivier, le cafteur et auditeur des carnets. http://www.jdcmacon.org

Un cocagne parmi d'autres: le jardin de Mâcon
Commenter cet article

Isabelle Cordier 13/10/2014 11:09

Bonjour Philippe Bertrand,
je suis membre d'une petite asso de protection de l'environnement et je viens de recevoir d'un ami, des articles sur le gros mensonge sur lequel repose le fonctionnement de "la Ruche qui dit oui": exploitation des distributeurs en statut d'auto-entrepreneurs et des petits producteurs, mort assurée des AMAP et autres Jardins de Cocagne, faux circuits courts, peu de produits bio et La Société Equanum qui gère la plate-forme logistique en prélevant près de 20 % du chiffre d'affaires aux paysans adhérents à ce système...
Vraiment de quoi lancer une grosse alerte et "cafter" dans le sens 1er du terme.
Leurs auteurs: O Lamri introduit son article de cette façon : « Comment une start-up, parrainée par des millionnaires chevronnés (dont Xavier Niel/Free et Marc Simoncini/Meetic), dévoie des principes des AMAP pour s’enrichir sous couvert de relocalisation, d’économie sociale et solidaire, écologique et équitable. »
Hubert MORICE, paysan bio co-fondateur des ACAPEs autogérées de SAINT NAZAIRE (44) résume de cette façon : « Cette “start up” laisse supposer qu'il s'agit d'une alternative d'achat aux grandes surfaces par un soutien aux agriculteurs, mais il n'en est rien! Cette entreprise n'est qu'intermédiaire entre des fournisseurs et des consommateurs-trices, dupé-e-s par une association de façade. La seule similitude avec une ruche d'abeilles, c'est que les reines (ou plutôt les rois) s'engraissent et font leur miel sur le dos des ouvrier-e-s (en l'occurence les paysans) en engrangeant un chiffre d'affaires de 745 000 € en 2013 ! »
Mais je ne sais pas comment vous envoyer ces articles que vous connaissez peut-être déjà...

Bien cordialement,
Isabelle Cordier

Archives

À propos

Le complément des Carnets de Campagne diffusés sur France Inter sans impératif de temps ni d'espace et ouvert aux commentaires et contributions extérieures