Lundi 5 septembre 2011 1 05 /09 /Sep /2011 21:42

 

Finistère

 

La Bretagne suite et pas fin, loin de là, avec des éclairages sur le département du Finistère. La fin de terre. L’ultime bras continental européen. La Mer d’Iroise, parfois sauvage et traître lorsqu’elle est battue par les vents. Les cendres de Gabin s’y sont répandues et Yann Tiersen la chante souvent sinon toujours. On le comprend. La capitale départementale au cœur de la Cornouaille avec Quimper et des villes adjointes qui ont absorbé l’essentiel de la population à l’image de Brest puis Morlaix et plus modestement Chateaulin. Sa côte est hachée et envoûtante submergée par les légendes dont le terme est inscrit dans le littoral extrême entre Ouessant et la pointe du Raz. Le Finistère est un des départements français les plus peuplés, le dernier recensement lui accordant près de 900 000 habitants soit 132 habitants au kilomètre carré. Historiquement ancré (c’est l’expression employé par le Conseil Général) dans  l’agriculture, l’agroalimentaire et la pêche, le département tente de tirer son épingle du jeu adapté à sa réalité géographique à savoir par le tourisme et l’industrie nautique. Il n’empêche que les trois principales filières engrangent l’essentiel des emplois. L’industrie agroalimentaire et l’agriculture représentent 41% des emplois salariés du département. Le département est au troisième rang national en productions animales. Sans parler d’orgueil, on ressent toutefois une évidente fierté à appartenir à cette vieille terre.

 

 

Echos d'économie


 

Le Finistère, territoire encore fortement agricole puisque cette activité recouvre les 2 tiers de la superficie du département. On y dénombre environ 11000 exploitations agricoles qui emploient approximativement 26 000 personnes et une bonne majorité tirent leurs ressources des productions animales. Malgré la crise engendrée par le prix des carburants, la pêche représente toujours un secteur d’activités important, mais c’est du côté des nouvelles technologies et de l’innovation que je souhaitais attirer votre attention. La semaine de l’innovation en Bretagne qui s’est tenue en juin dernier a donné à voir l’exemple d’entreprises performantes et inventives. Un site vous en donne le menu détail, vidéos à l’appui, à www.innovons.fr. je prends pour exemple cet entreprise des côtes d’Armor, Ecocéane qui met au point des bateaux employés au nettoyage des plans d’eau. Le premier est baptisé cataglop, petit bateau qui absorbe déchets solides mais aussi liquides en surface, le second, le catamar, est une version de précédent plus sophistiquée et plus conséquente, 18 mètres de long, et destinée à éponger les marées noires. Les résultats sur une maquette au un dixième sont très concluants et les résultats enregistrés par la société sont du même tonneau (si vous me passez l’expression) puisque Ecocéane emploie 23 personnes et 90% de son chiffre d’affaire dépend de l’exportation. Pas mieux pour cet artisan brasseur de Trégunc dans le Finistère qui avec Britt est devenu en 7 ans le premier brasseur artisanal français/ Jean-François Istin, à l’origine de cette aventure, enregistre un chiffre d’affaires de 3, 2millions d’euros, emploie désormais 27 personnes. Pillouer, directeur du TNB.

 

 

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Lepaysanducoin.fr est un site de vente directe de produits agricoles dans Finistère. Martin, qui est lui-même producteur de viande bovine dans les montagnes noires, est un des initiateurs de ce site qui répond à la question qui vend quoi près de chez moi. Une carte départementale s’affiche avec tous les exploitants et producteurs correspondants. A vous ensuite de constituer votre panier virtuel et avis aux agriculteurs qui peuvent se brancher directement sur ce réseau et non seulement mettre ses produits en ligne mais aussi expliquer ses propres méthodes de production. La lecture est claire, simple et les tarifs affichés  sont évidemment complètement attractifs avec une moyenne inférieure au prix normal de 30 à 40%. On peut aussi se fournir au détail. On y trouve également des légumes et on peut même se procurer du bois de chauffage parce que l’hiver sera, peut-être, rigoureux….. www.lepaysanducoin.fr

 

 

 

J’ai trouvé l’information intéressante et originale et je n’attends pas la journée internationale de la femme pour vous la confier : il existe en Bretagne un réseau de femmes entrepreneurs qui s’entraident et accompagnent les nouvelles adhérentes à créer leur entreprise. Créée en 2008 cette structure a permis à plus de 100 entreprises de voir le jour nous dit Delphine. Camille témoigne que par ce réseau solidaire, elle pu donner vie à Paysages vivants, entreprise de création de jardins écologiques. Claudie reconnaît qu’après un licenciement sec, elle a pu avancer un projet grâce à ces femmes depuis le siège de l’association à Daoulas. acteuron131-80d4c.gif www.entreprendre-au-feminin.net

 

 

 

Finistère solidaire

 

 

Deux premiers exemples d’initiatives solidaires : d’abord l’association « bien vieillir ensemble » créée en 2004 à Quimper et dont le souhait était de défendre, aider et garantir les conditions de vie des personnes âgées des maisons de retraite. Depuis l’association a intégré aussi les personnes fragilisées vivant à leur domicile et s’est étendue en fédération nationale, la FNAPAEF, Fédération Nationale des Associations de personnes Agées et de leurs Familles.  C’est depuis le Finistère par l’intermédiaire de Joëlle le Gall que s’est constituée cette fédération qui regroupe 29 associations différentes. Sans nulle doute la tragédie de l’été 2003 a été à l’origine de la création de ce réseau qui se bat sur tous les fronts pour faire respecter la « Charte des droits et libertés de la personne âgée dépendante », charte établie en 1996 et comme on le constate, peu suivie à certaines périodes. La fédération intervient auprès des professionnels et des pouvoirs publics concernés et peut procéder à des signalements auprès des autorités médico-sanitaires. www.fnapaef.fr

 

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La citoyenneté ensuite avec l’association « les productions Préparons demain » sise à Carhaix et composés de particuliers, de parents essentiellement, et de professionnels de l’enfance. Les deux ont décidé de prendre en main les grandes questions de l’éducation et de la parentalité et de les aborder par le film.  L’association réalise et produit des films à visée pédagogique dont la durée s’échelonne de 15 à 30 minutes. Tous les moyens sont bons pour informer et éveiller des questions et il faut reconnaître que celui-ci est franchement original.

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www.lesproductionspreparonsdemain.com Les films sont proposés à la vente en DVD, afin de financer la réalisation des suivants.

 

 

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J’ai bien aimé le courrier de Pierre. Au chômage depuis août 2010, auto-entrepreneur, auto-financé, Pierre a monté seul son projet, les pieds dans l’eau au fond de la rade de Brest (la formule vient de lui). Pierre a donc créé un nouveau réseau social, encore un, sauf que celui-ci se consacre à une amitié vraie, en tout cas à ce qui peut le devenir puisque l’essence de jsuissympa .com (c’est le nom de son réseau) est d’offrir gratuitement des services ou de les rechercher sur cette nouvelle toile. Son argumentaire s’entend facilement : ‘malgré ou à cause de la prolifération des réseaux et la multiplication de nos « amis », je constate que nous nous trouvons souvent isolés’. On peut avoir des amis sur le Net et oublier de saluer son voisin de pallier. Pierre n’a pas tort.  Sa devise : tout le monde a des besoins et tout le monde peut rendre service. Etre membre c’est s’engager par une charte à être sympa. Pierre rêve par sa petite entreprise de pouvoir créer des emplois en généralisant ce principe de services réels par et pour des amis qui le deviendront peut-être effectivement.

http://www.jsuissympa.com 

 

 

 

Culture encore et tant mieux

 

 

Un mot sur l’association créée par Eric Thomas dans le Finistère sud, à Clohars Carnoët. Nous sommes à 8km au sud de Quimperlé, lieu de naissance de l’association LAMA, Les Autres Musiques Aujourd’hui. Le principe est de supporter de nouvelles musiques rares  auprès du plus large public en produisant les concerts dans tous les lieux où la musique peut se faire entendre et si possibles des lieux insolites. Ça donne une violoncelliste, Noémie Boutin,  dans un ancien supermarché ou « les chevals » (c’est leur nom avec faute d’orthographe voulue et même souhaitée), fanfare dada, dans le port de Doëlan ou encore cette chose inédite qui s’appelle  « la soustraction des fleurs » (violons, voix, zarb) dans un hangar à bateaux en service. Yves qui nous a envoyé un long plaidoyer en faveur de ces iconoclastes dirigés par le sus-dejà nommé Eric Thomas qui oblige « de pauvres hères à devenir bénévoles et d’autres à devenir des spectateurs fidèles ». A chaque soirée de concert se déroule en parallèle une exposition de travaux d’artistes sans oublier un espace restauration bonne franquette. Comme la lettre était sympa, les réalisations dans ce bel espace qui laisse apparaître au loin les îles de Glénan, sont plutôt innovantes, je vous donne le lien www.lelama.fr

 

 

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Si on longe le littoral jusqu’à Penmarc’h, ont peut croiser régulièrement des écrivains auteurs de polars, puisque c’est devenu presque une tradition que le noir vienne jeter son encre sur cette pointe de terre. Tout au long de l’année l’association « Le goéland masqué » (ça me rappelle le concombre masqué de Mandryka) invite auteurs de polars ou auteurs de BD (on y arrive) à des rencontres au bistrot, à l’école voire en maison de retraite. Et puis surtout ce goéland bizarre organise un salon du roman et de la Bd noire chaque année à la mi juin. Enfin la même association instaure des résidences d’auteurs à Ouessant. Le blog regorge d’informations à cette adresse http://goelandmasque.free.fr/

 

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Ils méritent au minimum un coup de pouce et pour notre part un coup de projecteur. « Ils », ce sont les bénévoles de l’Aprèm Jazz à Quimper. Cette structure créée en 2001 a eu la bonne idée d’investir la ville en après-midi musicaux de très bonne qualité, libres d’accès pour la plupart des rendez-vous. Structure unique en son genre en Bretagne, le principe est d’organiser une quinzaine de concerts par hiver en accueillant autant de musiciens locaux que de musiciens français et étrangers. L’essentiel repose sur la proximité des échanges entre public et musiciens. La finalité du travail mené par cette petite équipe quimpéroise est de voir construire prochainement une salle dévolue aux spectacles vivants sur Quimper.  www.apremjazz.com.

 

 

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Un coup de chapeau à des animateurs et -trices quimpérois qui font un énorme travail pédagogique, inventif (mieux que récréatif) et culturel en région de Quimper. Leur compagnie s’appelle le Très tôt théâtre, entendez qui commence tôt puisque l’essentiel des missions du groupe se porte vers l’enfance. Missionné depuis 2000 par le conseil général, nos correspondants animent et coordonnent un réseau départemental jeune public dans un souci d’aménagement du territoire. Le principe est non pas d’organiser des spectacles à la place des professionnels locaux mais de structurer la dynamique présente en la soutenant et en l’accompagnant. Soutien, administratif, soutien technique (prêt de matériel, conseils d’aménagement des salles) conseils sur les programmations, formation de personnes relais sur le terrain, bref une logistique complète qui permet au réseau de fonctionner toute l’année et non seulement pendant les vacances scolaires avec une pointe en novembre-décembre par un festival Théâtre « A Tout Age ». L’équipe met au point des résidences d’artistes et entretient le relationnel avec 60 structures du Finistère,  élus, associations de développement local ou employés communaux.

Le site alléchant du groupe est à www.tres-tot-theatre.com

Par Philippe BERTRAND - Publié dans : Carnets de Bretagne
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Lundi 5 septembre 2011 1 05 /09 /Sep /2011 18:11

 

 

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Les Côtes d'Armor

 

Une première particularité du département est son nom officialisé en 1990 alors que le premier avis favorable à un nouveau baptême date de 1962. C’est un peu le défaut de la girafe administrative où le cerveau est trop éloigné des pattes arrière. Enfin bref, nous sommes dans les côtes d’Armor longtemps appelées Côtes du Nord. Côtes d’Armor autrement dit côtes du pays de la mer. Saint-Brieuc, la préfecture, et une des plus grandes baies de France après celle du Mont Saint-Michel et les sous-préfectures de Dinan, Guingamp et Lannion. Autre particularité du département, sa culture parlée avec ses deux langues traditionnelles qui se partagent le territoire. Le gallo étant plus répandu à l’est du département et le breton à l’ouest. Je pourrais baragouiner quelques mots en breton pour ouvrir ce numéro mais comme je redoute d’être ridicule je vais m’en abstenir. Quoique. En parlant de baragouin, j’utilise déjà la langue bretonne puisque ce terme vient de bara, pain, et gwin, vin, dont la réunion proviendrait  d’un lointain moyen-age et correspondrait aux mots employés par les pèlerins bretons qui demandaient l’hospitalité dans les auberges. Le plus amusant dans l’affaire est que le baragouin a entre autres comme synonyme le charabia. Or le charabia désignait au 19ème siècle l’émigrant auvergnat. Je ne vais pas m’étendre en baratin mais on remarque que l’étranger, le pèlerin nomade, le déplacé émigrant sont tous traditionnellement associés à un langage douteux et peu compréhensible. C’est l’avantage de la langue de laisser transpirer certaines attitudes et ici en l’occurrence un évident ostracisme à l’égard de l’autre et de l’étranger.

Le relief économique des Cotes d’Armor se dessine par l’agriculture, l’industrie agroalimentaire, l’élevage, la pêche évidemment et les nouvelles technologies dont celle des télécommunications, secteur presque entré dans la tradition comme le prouve le musée de Pleumeur Bodou. Les Côtes d’Armor et les ports, port et porc. En effet depuis plus de 30 ans le prix du porc se décide au marché de Plérin pour toute la France avec des conséquences européennes et même mondiales comme le disent les internautes de Wikipédia que  j’imagine fiers d’êtres bretons.

 

 

Par où tu pêches?

 

La Bretagne un des fiefs de la pêche en France puisque près de la moitié de l’activité nationale se concentre sur cette région. La filière pêche emploie environ 9000 marins auxquels doivent s’ajouter tous les emplois que procurent les secteurs connexes. Par exemple les quelques 180 mareyeurs bretons ( ils sont 400 en tout en France) représentent un peu plus de 2000 salariés en Bretagne qui traitent 120 000 tonnes de produits par an. Seulement aujourd’hui de nombreux problèmes se posent. Le marché n’est pas au beau fixe. Les navires de pêche maritime ont diminué de moitié sur les 20 dernières années et ce parc de bateaux prend de l’âge. Plus de la moitié des navires ont 20 ans ou plus. Le tonnage a chuté dans les différentes criées. Enfin les ressources marines ne sont pas inépuisables. La bande côtière subit en outre des pollutions multiples et des dégradations de certains habitats, ce qui explique le contrôle des zones de pêches et des expériences sont menées pour une pêche sélective dans le Golfe de gascogne afin d’adapter les techniques de pêches à la fragilité du système biologique marin. A titre d’exemple de réglementation,  la pêche de la coquille saint-Jacques en baie de Saint-brieuc n’est autorisée que 25 heures par an.

 

 

 

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Les Côtes d’Armor, indicatif 22. ça rime avec Saint-Brieuc. Avec "Piano Bleu" aussi. (Souvenir d’une belle soirée France Inter dans ce bar à musique). Saint-Brieuc encore et un appel de la mer, un besoin de mer selon le tire de l’essai d’un écrivain briochin célèbre, Hervé Hamon. Et puis enfin, c’est aussi à cet endroit, dans ce pays briochin, une offre culturelle importante et originale En effet six scènes du pays de Saint-Brieuc ont décidé depuis un bon moment de travailler en réseau afin de proposer des spectacles à moindre coût et en grand nombre. Les six nommés sont la Quai des Rêves à Lamballe, le Grand Pré à Langueux, la Salle Horizon à Plédran, l’Espace Victor Hugo à Ploufragan, Bleu Pluriel à Trégeux et le centre culturel de la Ville Robert à Pordic. Eloignées d’une quinzaine de minutes de route les unes des autres, ces six scènes offrent chaque année une centaine de spectacles et de créations. La dernière citée présente l’originalité de façonner son programme à partir du prénom de Robert. Ça passe par exemple par une fête littéraire (c’est prévu pour la saint Robert justement) et le personnage de Robert est devenu une sorte de guide propriétaire virtuel des lieux. Ce centre culturel de Pordic donne à voir des spectacles de danse, de chanson française ou de théâtre au cours de sa saison et il organise une biennale d’art contemporain au début de l’automne. La dernière ayant eut lieu en octobre 2010, il faudra patienter jusqu’en 2012 pour la suivante. Il n’empêche que les autres propositions sont toutes très originales et se dévoile sur le site de la ville en cliquant sur le centre culturel à www.pordic.fr

 

 

Outre les deux grands pôles de télécommunications spatiales et nouvelles technologies autour de Lannion avec le technopôle Anticipa et celui du zoopôle de Saint-Brieuc qui abrite 700 techniciens en recherche animale et analyse biologique, le département possède une plate-forme associative d’aide à la création d’entreprise, Armor Initiative. Ici les repreneurs ou créateurs d’entreprise avancent un projet qui est examiné puis obtient un agrément grâce à un comité composé de chefs d’entreprises, de banquiers et de partenaires. Lorsque l’accord définitif est obtenu, un contrat de prêt est rapidement mis en place et le bénéficiaire est suivi et parrainé pendant toute la durée de sa prise en charge. Les prêts d’honneur s’échelonnent de 6000 à 24000 euros et ont permis en 10 ans à près de 190 entreprises de voir le jour. Alain nous donne l’exemple dans son courrier de trois femmes artisans qui ont créé leur boutique atelier à Moncontour, bourg de 930 habitants (www.laboutique-atelier.com)

 

 

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                                                                         Photo: S.U. Le Télégramme.

L’association  d’aide aux projets est à www.armorinitiative.asso.fr

 

 

 

 

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Don't  touch à ma culture

Il existe de nombreuses associations qui privilégient  la valorisation du patrimoine breton qu’il soit culturel, social ou environnemental. Simon nous a envoyé une série de références qui sont toutes attachées les unes aux autres par ce souci d’entretenir une mémoire locale et de l’adapter à la modernité. Kendalch est la première référence en tant que confédération de valorisation des arts populaires bretons (notamment de la danse) qui regroupe 15000 membres. Simon précise que Kendalch a son siège régional dans le Morbihan et une antenne dans chaque département (il écrit les 5 départements bretons ainsi qu’en Ile de France). La Loire Atlantique est donc incluse dans ce réseau. [Sur le sujet de retour de ce département à la carte bretonne, nous avons encore reçus de nouveaux messages. C’est une histoire sans fin qui souvent dénonce le jacobinisme permanent refusant cette logique historique bretonne. Or je répète que nous suivons la géographie administrative telle qu’elle est dessinée actuellement. Ce n’est pas à nous, malgré toutes les raisons qui sont invoquées, aussi bonnes soient-elles, de redéfinir ces contours régionaux. Ceci n’excluant aucunement des partenariats entre le département de Loire atlantique et la région Bretagne qui existent déjà. Donc Kendalch possède de nombreuses antennes qui apparaissent à www.kendalch.com

Simon, toujours nous soumet le comité d’action culturelle sud 22 qui est un centre de ressources au profit du développement socioculturel du Centre Bretagne. Ce Cac est autant l’interlocuteur des associations que des collectivités soucieuses de leur avenir culturel. Parmi les services d’activités de ce centre, il y a l’audiovisuel, la diffusion culturelle, la lecture, le théâtre, la jeunesse et les services à la vie associative. Son lien est dans le portail associatif etrarie à http://etrarie.net/rubrique89.html

 

Une économie en supension....

Elle est jeune et dynamique. Plutôt séduisante et elle commence à faire parler d’elle. Il s’agit de l’entreprise « A un fil » sise à Trémargat. Ronan nous informe qu’elle  a créé un concept qui se laisse appeler « Plum’arbres », nouveau mode couchage arboricole. Plus précisément la jeune et dynamique société a déposé un brevet et une marque sur le principe qu’elle exploite de suspension en un seul point. Déclinant différents types de couchages suspendus, l’entreprise s’est attaquée aussi aux tables et étagères en suspension. A la limite du poétique, le concept a d’abord très bucolique et économiquement viable et durable. La société fait appel à des entreprises de la région pour réaliser ses modèles. Propriétaire de sa marque cette jeune entreprise assume sa diffusion et se répand maintenant en Blgique, dans les Landes, Les Pyrenées. Bref elle ne manque pas d’air. www.a-un-fil.com

 

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Pour boucler la boucle économique, du moins provisoirement, je retiens encore l’exemple d’Eclis. Cette scic dont le nom complet est « Eco Construction Locale et Initiatives Solidaires » fait la promotion de l’éco-habitat sur le pays de Dinan. Installée à Quévert cette société coopérative renseigne et informe tous les intéressés collectifs ou particuliers, fait de la formation et surtout suit les projets de construction en activant son réseau de contacts avec les professionnels de l’éco-construction. Eclis, par son caractère solidaire, veut élargir l’accès des publics  à l’éco habitat et tente de solliciter prioritairement les fournisseurs de matériaux locaux. Ce type de structure n’est évidemment pas la première en France, mais depuis 2007 qu’elle existe, elle a pris une place dans le développement de nouveaux modes de vie dans les côtes d’Armor. Actuellement Eclis ouvre une nouvelle session de formation destinée aux demandeurs d’emploi en catégorie restauration du patrimoine. http://scic-eclis.org/

 

 

Des gens presque ordinaires...

 

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Encore une découverte qui donne à lire et à voyager différemment. C’est Jean-Pierre qui nous a alerté de l’existence d’un journal pas comme les autres et donc comme je les aime. (Son siège est à Rennes, mais s'intéresse à toute la Bretagne). Il se trouve sur le Net et s’appelle histoires ordinaires, parce qu’il traite tout simplement des anonymes, inconnus qui étonnent et fascinent, parfois même nous font sourire tel ce rennais, fier d’être un contemporain de Johnny et collectionneur de vinyles. Son appartement en abrite 130 000 et notre collectionneur souhaiterait léguer ce patrimoine à un conservatoire. Ce monsieur s’appelle Robert Lacire (ça ne s’invente pas). Mais le journal ne tient pas de l’anecdote exclusivement puisqu’il relate l’histoire d’acteurs locaux à l’instar des invités des carnets dans le monde entier. Résolument conçu comme un journal, sa page d’accueil s’ouvre sur des reportages et témoignages. Actuellement le témoignage des bouleversements en Egypte vécus de l’intérieur. Histoires ordinaires, c’est une équipe de 8 journalistes réunis par un ancien grand reporter et qui ont choisi de dresser les portraits des citoyens du monde. Je pourrais reprendre l’argumentaire en l’adaptant à  nos carnets tellement les points de vue se rapprochent : « « Partout vivent des gens ordinaires surprenants, à des degrés divers, d’énergie, de créativité, de solidarité, de convictions, de passion pour l’intérêt général, en un mot d’humanité. Ces personnes ou ces groupes, nous voulons les rencontrer, les faire parler de leurs initiatives, de leurs luttes, de leurs bonheurs et leur permettre de partager leurs actions ». Illustration avec Michel Brochet, agronome, accroché à sa terre haïtienne ou avec Simon ; animateur nature de la forêt de Brocéliande parti s’installer dans le Vermont pour satisfaire son  rêve d’Amérique.

www.histoiresordinaires.fr

 

Par Philippe BERTRAND - Publié dans : Carnets de Bretagne
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Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 16:01

500 000 logements en France ne demanderaient qu'à être réhabilités pour accueillir les familles les plus modestes! 500 000. Marc Mordacq a travaillé pendant 15 ans dans l'immobilier et son constat est...consternant. Les logements insalubres que leurs propriétaires conservent dans l'état, faute de moyens, faute d'envie aussi parfois, sont quasiment innombrables. Marc change alors de registre. Membre d'Emmaüs France, il crée son entreprise: Elle s'appellera les Toits de l'espoir. Elle vient de fêter ses 15 ans et ne se vante surtout pas d'avoir relogé 9000 personnes sur la seule région du Nord-Pas-de-Calais. 200 logements sont ainsi remis aux normes chaque année, ce qui reste bien inférieur à la demande. Le journal Nord éclair parlait même de "taudis" transformés en logement social. Lebénéfice du principe est complet: pour le propriétaire qui voit son bien reprendre de la valeur et une utilité et pour le locataire qui se voit attribuer des murs (et surtout un toit) pour un loyer modéré de 5 euros le mètre carré. Je vous aide: cela fait 100 euros pour un petit deux pièces de 20 m2. Seulement le social n'attire pas plus les touristes que les propriétaires. Il demeure qu'une incitation via des subventions accordées par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) à ces propriétaires pouvait faire jouer en faveur des plus déshérités.  Il faut écrire à l'imparfait puisque cette disposition a perdu ses vertus à la fin de l'année 2010. Jusqu'alors, en additionnant la subvention de l'ANAH à celle possible de l'OPAH (Opération programmée d'amélioration de l'habitat), le propriétaire pouvait parfois percevoir au maximum 90% du montant de la réhabilitation. Depuis le 1er janvier, l'intervention de l'Anah plafonne à 35% et surtout, la subvention ne fait plus de distinction entre logement social ou  logement intermédiaire. Les plus démunis sont oubliés par ce magnifique calcul. Il n'empêche que 500 000 personnes et familles pourraient se refaire un chemin d'espoir...

http://www.lerelais.org/Les-Toits-de-l-Espoir

 

 

 

Photo: Nord Eclair

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Par Philippe BERTRAND - Publié dans : social
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Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 15:44

 

 

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L'idée était simple et donc, comme souvent, très bonne: aider des familles de pays pauvres (dits en voie de développement) à atteindre l'autonomie économique et alimentaire en pratiquant l'élevage. Parole d'un éleveur français, André Decoster, porté par la cause humaine et la catastrophe alimentaire qui pèse sur un milliard d'humains! C'est ainsi qu'est née, il y a 10 ans, aux portes de Lille, cette association "Elevages sans frontières".  Cette dernière, qui soutient des familles d'Afrique, mais aussi du Kosovo, d'Arménie, d'Albanie et de Haïti, pratique un microcrédit très particulier. En effet les dons collectés, principalement auprès des particuliers, permettent l'achat d'animaux d'élevage. Le savoir-faire en matière d'élevage caprin en France a fait ses preuves sur d'autres territoires, mais les actions de l'association portent aussi sur l'acquisition de volailles, de poissons ou même de ruches. André Decoster, qui fut ingénieur agronome, ne cesse de marteler cette évidence: en évitant tout assistant et en prodiguant conseils et formations techniques, les producteurs des pays concernés gagnent non seulement leur autonomie financière, mais participent aussi au développement local. L'alimentation n'est pas le seul objectif visé par "Elevages sans frontières", puisque le développement des familles pauvres passe aussi par l'éducation et la santé. En 10 ans, l'association qui a son siège à Wasquehal, a "distribué" plus d'un million d'euros d'aide et emploie 18 salariés répartis sur le continent africain et 8 permanents au siège nordiste.

www.elevagessansfrontieres.org

 

Par Philippe BERTRAND - Publié dans : agriculture
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Mercredi 1 juin 2011 3 01 /06 /Juin /2011 14:07

 

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Je vous l'accorde, le glissement  phonétique est facile, accueil, écueil...  De l'écueil, le monde paysan s'en rapproche à grands pas. La sécheresse actuelle qui sévit sur la France est catastrophique. La course immobilière au foncier est abyssale avec la disparition tous les 7 ans de l'équivalent de la superficie d'un département en terres cultivables, soit 46 000 hectares. Les marchés poursuivent leur jeu de yoyo et les candidats au biologique manquent de moyens, de soutiens et eux-aussi d'espace. La catastrophe est d'autant plus cruelle que la terre se peuple toujours davantage. A ce prix, il faudrait faire exploser les quantités de production des sols afin de nourrir les 9 milliards de pauvres terriens que nous serons en 2050. Produire toujours plus et donc gaver toujours plus des sols qui rendent leur dernier souffle d'azote.  Ce n'est pas réjouissant, je vous le concède aussi. Bien avant que les crises s'acharnent sur notre sort, des paysans avaient décidé de jouer un rôle dans l'accueil des visiteurs sur leur territoire et d'apporter ainsi leur contribution à l'économie touristique et verte. C'était totalement bénéfique: le paysan multipliait ses activités à défaut de vivre honnêtement de ses productions et Il faisait découvrir son métier par la même occasion. Fondé en 1987, "Accueil Paysan" est désormais un label qui se répand au travers d'une fédération nationale et internationale. Le réseau est en effet installé sur l'ensemble du territoire français, Outre Mer compris, et dans 23 pays.  En France plus de 700 paysans adhèrent au réseau et on reconnaît parmi eux une majorité d'acteurs d'une agriculture respectueuse de l'environnement et de la biodiversité. On voit assez mal un grand céréalier entrer dans un cercle d'engagés et de porte-parole de la ruralité. La fédération française qui a son siège à Grenoble, édite chaque année un catalogue très complet des vacances à la ferme.

www.accueil-paysan.com

 

Par Philippe BERTRAND - Publié dans : agriculture
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