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Le complément des Carnets de Campagne diffusés sur France Inter sans impératif de temps ni d'espace et ouvert aux commentaires et contributions extérieures

20 Feb

Carnets de Bourgogne

Publié par Philippe BERTRAND  - Catégories :  #Carnets de Bourgogne

 

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La Côte d'Or

 

La Côte d’Or au cœur de la Bourgogne, un peu plus de 500 000 habitants pour une région qui en compte un million 600 000, soit une faible densité de 60 habitants au km2 pour le département et seulement 52 pour l’ensemble régional. Rural à souhait en dehors de son agglomération centrale de Dijon, Beaune au sud et Montbard au nord-ouest. Son nom n’aurait rien à voir avec sa géographie puisque l’or de la côte serait hérité des couleurs que les vignes prennent à l’automne. L’or est depuis longtemps moins associé à la version picturale et bucolique qu’à la réalité économique. La production viticole qui couvre près de 10 000 hectares en Côte d’Or, soit le tiers de la superficie totale des Bourgogne, garantit un pouvoir économique non négligeable. La Bourgogne c’est 4000 domaines, 20 000 emplois directs, 100 000 indirects, plus de 200 millions de bouteilles  commercialisées chaque année, une bonne moitié vouée à l’exportation (Etats-Unis, Royaume-Uni et Japon pour les trois premiers) et un chiffre d’affaires estimé en 2007 à 1,1 milliards d’euros. Pas de quoi crier famine (et évidemment encore moins soif). L’économie viticole passe devant sa cousine agricole alors que cette dernière partagée entre agriculture et industrie agroalimentaire concerne environ 50 000 personnes et deux milliers de Pme. D’ailleurs ce secteur agroalimentaire fait l’objet depuis 2005 d’un pôle de compétitivité alimentaire qui réunit en Bourgogne Franche Comté, professionnels de l’agroalimentaire, de la santé et établissements de recherche et de formation sous la logique « goût-nutrition-santé ». L’idée est de soutenir les projets qui épousent cette ligne et d’imaginer une amélioration des produits au  bénéfice d’une plus saine consommation. Le groupement a pris le nom de Vitagora et organisait à Dijon son 5ème congrès international sur les mêmes bases de recherche et de production de l’alimentation et du bien-être. Le site est à www.vitagora.com.

vitagora

 

 

 

 

 

 

 

 

Télégrammes

 

Une grande fierté dijonnaise actuelle en matière de développement durable : la tour Elithis (immeuble de bureaux à énergie positive le plus sobre du monde) inauguré en grande pompe ( à chaleur naturelle) en avril 2009.  A l’origine de cet édifice de 10 étages et d’une trentaine de mètres de haut, une société qui se veut pionnière en matière de production d’énergie, Elithis ingénierie. Née petite avec 5 emplois, elle en a 60 dix ans plus  tard et oscille aujourd’hui pour les 100 et se fixe 250 emplois et visant le leadership de la performance énergétique du bâtiment en France. Au-delà de ces résultats, le principe de la tour est effectivement révolutionnaire puisque l’édifice est armé en façade d’un bouclier solaire dont le but est double en protégeant les espaces de la chaleur estivale et en exploitant cette même chaleur naturelle en basse saison. La tour possède aussi une chaufferie bois, une pile photovoltaïque en toiture, un système de ventilation naturelle des locaux, un traitement de l’air neuf et un réseau d’éclairage nomade. Pour résumer : un bâtiment conforme aux normes actuelles consomme 250 kwH/ M2/an alors que la tour en consommait dès l’ouverture moins de 20 kwh. Vous trouverez l’historique de la genèse du projet et les détails techniques qui font de cette tour, une construction révolutionnaire : www.tour-elithis.fr

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L'art renouveau des pays

 

 

Dijon a longtemps une belle endormie, gare comprise avec ses 3 minutes d’arrêt entre Paris et Lyon. Très conservatrice et satisfaisant son électorat âgé par la quiétude et l’entretien des ronds points. C’est dans ce contexte qu’apparut à la charnière des années 70-80, un centre d’art contemporain bientôt labellisé par le ministère, le Consortium. 30 ans plus tard, le centre a créé des départements différents, spectacles vivants, édition, production cinématographique, atelier d’art graphique et expose dans ses murs comme hors les murs en France et à l’étranger. Ce Consortium est également acteur des «  nouveaux commanditaires ». A l’initiative de la Fondation de France, il y a 15 ans, un programme d’œuvres d’art a été lancé. La particularité est de favoriser des commandes de collectivités à un artiste mis en relation par un médiateur. La médiation en Bourgogne et Côte d’or est assurée par le centre dijonnais et son codirecteur, Xavier Douroux. Le principe, loin d’être l’achat d’une pièce genre sculpture en acier brossé pour quartier moribond et vite maculé de fientes de pigeons, est de réunir collectivités, en côte d’Or les réalisations ont lieu tout particulièrement en pleine zone rurale, et artistes autour d’une réflexion commune : celle-ci peut recouvrir la désertification des campagnes, la valorisation d’un site ou la revitalisation des liens sociaux. Le médiateur contrôle l’ensemble et surtout la gestion du travail avec des partenaires privés et publics. La commande réalisée reste à demeure d’autant qu’elle s’inscrit totalement dans le contexte pour lequel elle a été créée. Sur 10 ans d’existence les nouveaux commanditaires auront permis la création de 130 œuvres sur 19 régions de France et pour la moitié en zones rurales.  Leur présence dans des villages de Côte-d’Or qui profitent d’une nouvelle dynamique est très représentative de l’originalité du principe. Allez sur le site www.nouveauxcommanditaires.org et pour connaître davantage le centre d’art contemporain de Dijon, son adresse est leconsortium.com

 

 

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Autre coup d’œil sur les actions culturelles entreprises sur ce territoire. Beaucoup concernant d’ailleurs l’art contemporain dont Art BFC, association créée en 2003 et installée à Montigny sur Vingeanne. BFC comme Bourgogne Franche Comté puisque le but de l’association est de promouvoir sur ces deux territoires des artistes en devenir. A l’origine le plasticien Bruno Girard préparait une exposition dans son atelier avec le soutien de la Drac. Pour marquer l’événement, Bruno Girard décide d’inviter d’autres artistes à se mêler à son exposition. De l’un aux autres, le réseau prenait forme avec ce point de départ baptisé «  ceci n’est pas une exposition » où comment faire intervenir les créateurs en dehors des lieux institutionnalisés et des espaces marchands. Aujourd’hui l’association dispose d’un réseau étoffé à consulter sur www.artbfc.com. Autre illustration de cette dynamique contemporaine sur le département avec l’association « Y’a pas d’basard » qui gère d’abord un espace d’exposition dans un lieu absolument perdu. Le lieu s’appelle le Fenil et se niche au hameau de Geligny à Vielmoulin. Nous sommes proches de la commune de Sombernon, je précise pour les locaux.  Cette présence de l’art contemporain se décline par des opérations éclatées telle l’art au lavoir soit un parcours de 30 km sur 6 villages et un collectif de 16 artistes exposant dans des lavoirs. Sur les 2 journées des 10 et 11 mai, peinture, installation, land art ou vidéo seront présentés aux visiteurs en parallèle de lectures publiques et d’ateliers land art pour les enfants. Le site qui vous conduit à ce rendez-vous est à www.lefenil.fr.

 

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Drôle de musée

 

 

Georges, ex-dijonnais, me signale de ne pas oublier « Notre demoiselle de Bourgogne, marquise de Sévigné ». Même si le possessif est poussé, la future marquise séjourna durant son enfance dans le château familial de Bourbilly. Un petit bijou, s’emporte Georges. Mais à ce compte il faut mentionner le très beau château de Bussy-Rabutin, lieu d’étape galante de la dite marquise sur la route de Paris, et puis tout compte fait je pourrais recenser les 42 monuments départementaux classés « châteaux ». C’est ce que j’ai fait par un site dévolu à la Bourgogne qui en oublie même d’autres châteaux tels le très étrange château de Savigny les Beaune. Comme son nom l’indique, niché aux portes de Beaune, cette immense demeure du 14ème siècle présente la particularité de posséder des collections qui jurent presque avec le cadre de cette maison viticole. Le château de Savigny gère en effet un domaine de 27 hectares couvrant 9 premiers crus dont les noms sont éblouissants. La première grosse collection, celle qui fait presque tâche dans le parc, comporte 80 avions de chasse, des vrais, des purs et durs, réformés certes, mais qui ont tous leur de vol au compteur. Ça donne des Mirage en rafale, si vous me passez l’expression, avec des versions Mirage II, des mirages III A, B, C, R, RD, des Mirages IV et V, puis des Mig qui n’attendent que de survoler les plaines moscovites, quelques hélicos plantés au sol, toutes pales pendantes, et des poignées d’Etendard et de fouga Magister. Bref le patron des lieux a un coucou dans la tête. Mieux les dépendances du château abritent une autre étrange collection de magnifiques voitures de course Abarth. Ici vous pénétrez dans un des rares temples de la voiture rouge estampillée de son scorpion, signe zodiacal du créateur de ces bolides. Le propriétaire du domaine a couru sur la plupart de ces voitures très racées, au point d’y accueillir le siège du club Abarth et d’organiser tous les 5 ans, une fête anniversaire avec des passionnés venus de toutes les planètes. La prochaine édition aura lieu en Mai 2009.  Et puis non content de se résoudre à cela, le 2ème étage du château présente 2000 maquettes d’avions au 1/72ème. Avec ça, on pourrait faire une rubrique sur les allumés du vignoble. http://reception-aviation.chateau-savigny.com/

 

 

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Les chevaliers du ciel

 

Qui a oublié l’image télé en noir et blanc de cette série, vraie promo de l’Armée de l’air, qu’était les chevaliers du ciel ?. Première diffusion en 1967 avec Jacques Santi et Christian Marin adaptée de la Bd de Goscinny et Charlier. L’essentiel des premiers épisodes sera tourné sur la Base aérienne 102 de Longvic aux portes de Dijon. Le Mirage III faisait une entrée fracassante dans les salons via cette adaptation. La tradition aéronautique ici remonte aux premières années du siècle dernier, vers 1910. La base annexée par les allemands durant la seconde guerre mondiale sera bombardée par les alliés en 44. Depuis sa reconstruction la base aérienne est toujours en activité, mais pour la petite histoire, un passionné d’aéronautique Bernard Régnier est parvenu, selon le courrier d’ Yves, à force de conviction à fonder un véritable musée sur cette base. Il en est le conservateur depuis 1993. Seule restriction, comme vous êtes sur un site de la défense Nationale, la visite en groupe nécessite une demande écrite à l’Officier des relations Publiques.  Finalement entre Tanguy et Laverdure, j’avoue ma préférence pour le second. Plus sensible est le dossier de l’aéroport Dijon Bourgogne adossé à la base militaire. Arrivé à un seuil critique d’exploitation, l’aéroport tente de relancer ses activités.

 

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Du soleil dans les voiles

 

 

Les concepteurs de nouvelles propulsions à énergie naturelle ne manquent pas. Il en est particulièrement intéressant qui sillonnent les canaux de Bourgogne afin de promouvoir l’énergie éolienne. Basilik2 fabriqué en Haute-Saône est un trimaran de 6m80 sur 4m70 a configuration avant-gardiste et couvert de panneaux solaires. L’engin qui est régulièrement présenté lors des grands rendez-vous nautiques en France et en Europe a recueilli plusieurs prix dont le défi solaire à l’occasion de la course européenne de bateaux solaires le Havre-Rouen organisée dans le cadre de l’armada du siècle. C’est Jean-Marc, notre correspondant qui se charge de faire connaître ce trimaran par l’association Concept hélios propulsion. Basée dans la région de Rouen cette association assure la promotion et la pratique des engins  utilisant l’énergie solaire et participe à leur construction ainsi qu’à la recherche de nouvelles techniques. Elle organise des événements tels que le défi solaire transmanche. Le site en construction donne malgré tout à voir le fameux trimaran à www.bateauxsolaires.org

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Dans un  autre genre tout aussi écologiquement responsable, je vous signale un espace pédagogique récent ouvert à Dijon sous le nom de latitude21 et plus connu sous le nom de maison de l’architecture et de l’environnement. Cette maison organise des expositions et rencontre autour de la ville écologique et consacre à partir de ce mois de mars de nouvelles actions autour de la question de l’énergie. Son adresse est www.latitude21.fr

 

 

 

Eco-habitat

 

 

Montbard prend un « d » à la fin de son nom  et cela évite de faire coller à la Bourgogne des obsessions œnologiques permanentes. Nous sommes au nord ouest du département de la côte d’or, ancienne petite cité industrielle, la ville est la seule hormis Dijon à bénéficier d’une demi douzaine d’arrêts TGV quotidien en provenance ou à destination de Paris, ce qui met le cœur de la région à 1h10 de la capitale. Le vent de l’industrie a tourné donc sur cette ville qui vit naître Buffon, naturaliste, mathématicien et surtout ingénieur créateur de forges, prémices de la future société industrielle. Aujourd’hui les nouvelles orientations locales adhèrent au développement durable. Exemple avec la SCIC Arthema dont Monica, animatrice du groupement d’artisans et d’éco constructeurs qui la constitue, témoigne par courrier. Arthema  présente la particularité de regrouper des professionnelles de l’habitat  mais aussi des particuliers et des associations.. Ici on remet au goût du jour les métiers de l’artisanat (métiers d’autant plus attractifs qu’ils concernent aussi bien l’éco habitat que la réhabilitation du vieux patrimoine et là encore, ce territoire n’en manque pas. Cette société coopérative informe évidemment mais forme beaucoup aussi à l’utilisation des nouveaux matériaux sains adaptés au bâti ancien et à la construction écologique. Comme le groupement est toujours ouvert aux nouveaux venus, je vous soumets le site afférent : www.arthema-bourgogne.eu

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Echos d'usine même ici

 

 

Entre les deux réalités économiques inévitables de la viticulture et de l’agriculture, quelques pointes industrielles ressortent, principalement dans l’ère dijonnaise et d’autres pointes plus rouillées tentent de survivre en zones rurales. Elles sont rares et j’en connais une qui fait l’objet de belles précautions de mémoire. Nous sommes à sainte-Colombe-sur-Seine au nord du département aux portes de l’ultime ville avant la forêt dite du châtillonnais, gigantesque massif de feuillus où la densité de chevreuils au kilomètre carré est 10 fois plus importante que celle des humains au même endroit. Or le bourg de sainte Colombe a vécu 150 ans au rythme d’une industrie métallurgique qui n’est plus que l’ombre d’elle-même. Né au milieu du 19ème siècle l’entreprise employait encore 600 personnes au début des années 70. Ils sont une cinquantaine aujourd’hui, majoritairement intérimaires conduits par le nouveau propriétaire, Arcellor Mittal, avant d’être éconduits par le même. En tout cas c’est ce qu’on redoute ici.  Raphaël est un enfant de cette histoire qui a employé toute la famille, parent, oncle, cousins. Raphaël a échappé à l’usine, mais a senti la menace de l’oubli. Donc il a  fait parler et a enregistré. Yves Nivot a réalisé les portraits photos des anciens posant avec un objet symbolique des années d’usine et enfin Patrick Grégoire a écrit et mise en scène ce qui est devenu « Métallos et dégraisseurs ». Cette création de la Cie taxi brousse (qui siège à Quétigny dans l’aire dijonnaise) a été présentée la première fois aux anciens de l’usine de Sainte-Colombe. Beaucoup d’émotions dans la salle puis le mur du silence s’est effondré. Le spectacle fait encore parler avec une tournée dans les villes, théâtres et bourses du travail (Cie Taxi tél 03 80 71 96 16/ cie.taxi.brousse@wanadoo.fr

 

 

 

Et derechef les braves gaulois

 

Sur ce territoire sensiblement vaste, l’histoire s’y partage un beau patrimoine. Un  des plus anciens, des plus connus et des plus contestés est bien celui d’Alésia. Le fameux oppidum qui a été le théâtre de l’ultime bataille opposant les troupes de César (70 000 fantassins et 10 000 cavaliers) à la coalition gauloise dirigée par Vercingétorix ( 80 000 fantassins et 12 cavaliers épaulés plus tard par 240 000 soldats) se situe à Alise Sainte-Reine dans l’Auxois. Je devrais dire « officiellement » puisque d’autres lieux se sont portés candidats, pour l’instant sans résultat, pire, parfois sans même de résultat de fouilles contrairement au site bourguignon. Ce dernier fut sondé sous l’initiative de Napoléon III. Depuis les investigations se poursuivent mais n’ont fait parler qu’une infime parcelle de ce gigantesque plateau qui vit s’affronter plus de 400 000 soldats. Classé depuis 1985, Alésia est désormais associé à un projet de muséo parc qui fait partie des défis d’un pays resté trop discret. Heureusement le projet n’a rien à voir avec un parc d’attractions où gallo-romain rimerait avec gauloiserie, gaufres tièdes et cervoises reconstituées. Il s’agit ici d’un centre d’interprétation destiné autant aux chercheurs qu’au grand public comprenant des recréations de lignes fortifiées qui encerclaient l’oppidum gaulois et des parcours découvertes ainsi qu’un musée archéologique à la hauteur du sujet. La côte d’or verse au projet 50 millions d’euros avec la région, l’Etat et l’Europe et son ouverture est annoncée pour cet été  2011. http://www.alesia.com

 

 

Métiers du livre

 

atelier-d-or.JPGLa superbe ville fortifiée de Semur en Auxois ne possède pas uniquement le siège de la société Hohner qui distribue des instruments de musique sur tout le territoire, mais aussi plus discrètement une des rares écoles des arts de la reliure qui fait désormais référence en matière de formation aux métiers du livre. Les ateliers d’Or créées en 1999 sont porteurs du projet de création de l’université Européenne des arts et métiers du livre en Bourgogne sous la forme d’une SCIC, société coopérative d’intérêt collectif. Le lieu est précieux pour les formations qu’il accorde puisqu’elles sont qualifiantes et souvent dispensées à des personnes de retour vers l’emploi. En outre des formations continues permettent aussi aux professionnels de parfaire leurs connaissances. Créés  à l’origine dans ce bijou de village médiéval de  Flavigny sur Ozerain, les Ateliers ont gagné une assise à semur à deux pas de l’autoroute Paris-lyon. Dirigée par Edwige Birlouez, l’école Atelier des Arts de la reliure propose également des stages  loisirs et des cours le samedi à destination de tous les publics. Le site a la bonne idée de se présenter en format livre dont on feuillette les pages. Vérifiez par vous-mêmes à www.ateliers-dor.fr.

 

 

 

Sauver la forêt

 

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Leurs initiales sont envoûtantes, AME, âme, plus prosaïquement celles-ci désignent l’association Autun Morvan Ecologie. Nous sommes aux portes de la Côte d’or en Saône et Loire et l’Ame s’investit particulièrement sur son patrimoine forestier qui appartient au parc naturel du Morvan. Créée en 89 l’association tente d’enrayer la disparition des feuillus en forêt morvandelle. L’explication tient à l’exploitation de cette forêt et à un abattage qui voit les feuillus remplacés systématiquement par des résineux. Ainsi est né en 2003 le GFSFM, groupement forestier pour la sauvegarde des feuillus du Morvan. Le but est énoncé sous cette forme : acquérir collectivement des forêts pour les sauver de la coupe rase et de l’enrésinement et démontrer qu’une gestion écologique est rentable. 5 forêts ont été achetées par le groupement qui fonctionne en grande partie sur les cotisations de ses adhérents. La plus grosse parcelle est la forêt de Montmain, plantée de feuillus sur une zone de 300 hectares et sauvée grâce à un partenariat entretenu avec la ville d’Autun et le Conservatoire des sites Naturels bourguignons. Ce domaine, hormis les charmes de ces feuillus (ah, ah), abrite un aqueduc et une villa gallo-romaine ainsi que de nombreux vestiges historiques. Ce conservatoire des sites naturels bourguignons fonctionne avec une équipe salariée de conservateurs locaux et de professionnels de l’environnement et gère plus de 150 sites en Bourgogne recouvrant environ 4900 hectares. Depuis 12 ans ce conservatoire organise des rencontres annuelles avec les acteurs impliqués dans l’aménagement des territoires et les comptes rendus sont publiés dans des annales. En parallèle le conservatoire assure une publication d’informations et de recherches, «  le sabot de vénus ». A voir à www.sitesnaturelsbourgogne.asso.fr

 

 

 

 

Entreprendre 

 

Pour poursuivre et conclure avec une page économique, sachez qu’en 2001 a été créée une association bien tuile dans le cadre de la création d’entreprises et de la reprise de sociétés. L’APH21, association de prêt d’honneur de côte d’or dont le premier souhait est de mettre en relation entrepreneurs confirmés et futurs chefs d’entreprises et de soutenir ces derniers dans le cadre du financement de leurs projets. Depuis sa création l’aph a instruit 879 demandes et soutenus 548 projets dont 512 se sont concrétisés alors que 36 autres sont en cours d’installation. Les créations sont majoritaires, 334 créations et 214 reprises et elles recouvrent principalement l’artisanat pour 215 d’entre elles, les services, 177, le commerce 150 et 5 pour l’industrie. En tout, ces entreprises auront généré 1200 emplois. Les prêts proposés sont soit des prêts d’honneurs à taux 0% et pouvant aller 2000 à 22 000 euros, soit des prêts  à la création de 2000 à 7000 euros sur 5 ans au taux des emprunts d’Etat. En outre cette aph peut participer à la recherche de financement, ou apporter un accompagnement gratuit pendant toute la durée du prêt. Les candidats peuvent également entrer dans le club des créateurs et profiter gratuitement de conférences assurées par l’Ecole du Créateur. Ils peuvent aussi bénéficier d’un parrainage qui se traduit par l’intervention d ‘un chef d’entreprise expérimenté qui met à votre disposition son expérience, ses conseils et son réseau relationnel. L’association assure une permanence pour les premiers contacts et de multiples points d’accueil sont répartis sur le territoire à Dijon, Beaune, Montbard, Châtillon, Semur ou Pouilly en Auxois. Tous les relais sont mentionnés sur le site de l’association à www.aph21.net

Afin que tout le monde se sente concerné, les plateformes de ce genre existent dans toutes les régions françaises et le réseau France Initiative est le plus qualifié pour vous informer puisqu’il fidélise 242 sites différents, ce qui en fait le premier réseau de financement et d’accompagnement de France. Son site est à www.france-initiative.fr

 

 

 

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