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Le complément des Carnets de Campagne diffusés sur France Inter sans impératif de temps ni d'espace et ouvert aux commentaires et contributions extérieures

14 Jan

Echo nature, le magazine de l'écologie et du gâchis.

Publié par Philippe BERTRAND  - Catégories :  #environnement

Cela fait un petit moment que je reçois et donc lis, un bimestriel dont j'avais ignoré pendant longtemps l'existence. Echo nature magazine  veut poser les grandes et bonnes questions sur l'écologie mondiale, l'habitat, la santé et la nature. Malgré une maquette peu conviviale, la rédaction qui loge en Seine et Marne assène des coups qui portent.  Je ne sais pas s'il faut parler d'acte militant, mais en tout cas les articles sont parfois dérangeants. Je prends l'éditorial signé Pascal Farcy du dernier numéro de janvier-février qui balance des sommes ahurissantes déployées dans le cadre de la course à la consommation: "le montant total des investissements publicitaires a représenté environ 420 milliards de dollars dans le monde, en 2008, ce qui correspond à près de 0,6% du PIB mondial. A l'échelle française, ce chiffre [nombre si on cause bien] s'élève à quelques 32 milliards d'euros". Il faut entendre que ces sommes vertigineuses concernent la publicité dans les médias, le marketing direct, les opérations promotionnelles, les annuaires, les publicités événementielles et les relations publiques, précise l'éditorialiste. Plus loin encore,  le même souligne la traduction par habitant en France des 32 milliards, soit 500 euros par personne et par an afin d'honorer sa dette à la consommation. Il  y a de quoi s'énerver, mais ces données restent en l'air. Elles sont certainement justes, mais relèvent d'un calcul très relatif et abstrait. Mauvaise langue que je suis, faisons le même calcul sur les dépenses consacrées à la consommation de tabac et d'alcool en évinçant déjà le sempiternel grief des consommateurs qui approvisionnent les caisses de l'Etat, même si le fait est juste. Ce qui est plus intéressant est davantage les profits qui se  font insidieusement sur le dos des petites gens. Du coup, en page 5, un article dénonce la plus value enregistrée par la grande distribution sur les produits alimentaires, donnée plus facilement assimilable que le déballage publicitaire. Il s'agit ici de l'enquête menée par l'UFC Que Choisir à l'automne dernier sur les prix en grande distribution de trois produits peu transformés, à savoir la volaille, la viande de porc et le lait demi-écrémé. L'intérêt de cette étude porte sur le fossé entre le prix agricole des producteurs et le le prix affiché en rayon. exemple avec la barquette de blanc de poulet de la marque Le Gaulois. Le prix agricole moyen est de 2,11 euros le kilo tandis que le produit en rayon affiche un 11,99 euros le kilo, soit un différentiel de 9,88 euros. le même constat ressort du lait et on a vu ce qu'en pensaient les producteurs laitiers les mois derniers: Le prix du lait payé au producteur baissait de 7% tandis que le distributeur établissait des tarifs ré-haussés de 11%. L'union des consommateurs préconise de ce fait un principe déjà appliqué aux fruits et légumes, en établissant un prix de vente maximal et un  coefficient multiplicateur en accord avec les producteurs. Autrement dit les agriculteurs s'entendent bien sur la marge que doit percevoir le distributeur à condition que le prix de vente n'injurie ni le producteur ni le consommateur. Amen. Enfin Echo Nature Magazine ouvre un dossier dans ce numéro sur la croissance démographique mondiale. là encore les chiffres, pardon les nombres parlent, mais la rédaction n'en tire aucune conclusion. Exemple:  si nous suivons les projections de croissance mondiale de 1950 à 2050, la population de la planète aura été multipliée par 3,66 tandis que la seule population africaine connaîtra une multiplication  par 10, soit près de 2 milliards de personnes en Afrique en 2050. De la culbute économique, alimentaire, sanitaire, politique entre nord et sud et des conséquences, rien. c'est bien le souci. C'est aussi le souci des organes d'information qui fabriquent de la rage, de la colère et des vieux remords réactifs sans analyser les conséquences et encore plus sans apporter de réflexion constructive. Même respectueusement c'est ce que j'appelle la méthode Mermet.et c'est le principal reproche que l'on peut faire à ce genre de titre.
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