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Le complément des Carnets de Campagne diffusés sur France Inter sans impératif de temps ni d'espace et ouvert aux commentaires et contributions extérieures

11 May

L'après présidentielle.

Publié par Philippe BERTRAND  - Catégories :  #humeur

J'ai laissé volontairement ou presque ce blog en sommeil pendant la période des deux tours. Il n'est pas facile de clamer haut et fort les vertus des initiatives locales, des énergies déployées par nos contemporains, des inventions quotidiennes qui agitent nos campagnes (à cet endroit, normalement, vous entendez les premières notes de la Marseillaise) alors que l'avenir peut basculer en un seul coup de clé. Après, certains digèrent tandis que d'autres savourent, ou les deux à la fois. C'est plutôt la ruralité qui a fait les frais de la longue période des préparatifs électoraux, car elle n'est apparue qu'accidentellement dans les discours et programmes des uns et des autres. Au mieux, nous aurons vu un candidat sortant visiter quelques fermes aux ultimes heures de la campagne, ce qui a donné naissance à des confusions regrettables dans les dialogues. S'inquiétant du nombre d'hectares exploités par un  paysan,  en l'occurence il s'agissait d'une petite ferme de 40 hectares, l'ex-président de la ville aurait répondu "Vous avez de la chance, moi je ne pourrai jamais me les payer". Le passage de la charrue tractée par l'extrême droite après ce type de confusion pouvait séduire une population agricole "perdue". Pourtant contrairement à ce que l'on pouvait imaginer, la population ouvrière s'est davantage portée sur le candidat de gauche, même si agriculteur et ouvrier ne partagent pas vraiment la même case professionnelle. Les jeunes ont suivi la même tendance. Finalement la logique est respectée, une logique humaine, une logique de mémoire. Pas seulement celle de 5 années écoulées mais celle de 17 ans d'une même majorité. 17 ans de mémoire qui ont sans doute excercé leur pression sur les consciences. Une fois ça va, deux fois, bonjour les dégâts et trois fois, je ne vous dis pas. Aujourd'hui quelques signes peuvent rassurer les sceptiques que nous serions devenus par une délégation à l'égalité des territoires: La péréquation entre les différents territoires et départements est une nécessité pour ne laisser aucune population et institution locale à l'arrière du train, si ce n'est pas en dehors de la voie de circulation. Un ministère de l'économie sociale et solidaire s'imposait tout autant. C'est chose faite. Enfin celui du redressement productif, qui fait ricaner une petite foule, mérite d'être encouragé. Pourquoi? Parce que le redressement est une attitude humaine. On redresse un homme blessé comme on remet sur pied une économie qui s'empoisonnait par ses propres méthodes et son absence de scrupules. Les ricaneurs continueront à rire, peut-être, sans doute même. D'autres sourient.

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