Vendredi 17 janvier 2014
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Chaque semaine, sous la plume de Laurent Grzybowski, une initiative labellisée "carnet citoyen" est présentée dans les pages numériques de l'hebdomadaire:
Carnets citoyens
A Saint-Denis, des moutons au milieu des tours HLM
Laurent Grzybowski
Développer une agriculture urbaine en tirant parti des ressources de la ville et en créant du lien social, tel est l'objectif de Clinamen. Créée il y a deux ans en Seine-Saint-Denis (93), cette
association a déjà lancé plusieurs projets d'élevage et de cultures vivrières dans différentes cités de banlieue. Pour le plus grand bonheur de leurs habitants.
Des poules et des moutons dans le Parc de la Courneuve... c'est pour bientôt ! C'est le grand projet de l'association Clinamen qui milite depuis deux ans pour introduire des activités agricoles
au cœur des cités. Son objectif ? Dynamiser les territoires urbains et créer de nouveaux liens sociaux par la promotion des pratiques paysannes. « Notre démarche se veut à la fois écologique,
sociale et solidaire », affirme Pauline Maraninchi, paysagiste, co-fondatrice de l'association qui, pour l'instant, s'appuie sur une équipe de cinq bénévoles et un jeune en service civique,
mais qui compte bien, à terme, embaucher éleveurs, bergers et cultivateurs. « Des métiers qui peuvent nous aider à vivre mieux et autrement dans la ville. »
De l'université de Villetaneuse, qui prévoit d’accueillir une bergerie pour les moutons assurant l'entretien des prairies du campus (éco-paturage), aux cultures vivrières de la
parcelle 126 de Saint-Denis, les projets et les idées ne manquent pas : développement de parcelles vivrières, mises en place de réseaux de quartier qui alimentent les poulaillers grâce aux
déchets ménagers, granges et murs d'immeuble transformés en pépinières... A quelques encablures du Stade de France, le jardin-vitrine de l'association assure déjà le compostage d'une partie du
fumier de la bergerie du Fort de l'Est (à Saint-Denis) et le stockage du foin des troupeaux de l'association. Elle permet aussi d'accueillir les moutons en journée lors de leur passage sur le
canal pour soulager le travail des bergers.
« Nous voulons montrer que l'agriculture urbaine est une activité économiquement viable », précise Pauline Maraninchi, qui espère transformer prochainement son association en société
coopérative. « Cette agriculture peut permettre de développer des circuits courts de production et de permettre aux habitants de reprendre en main les moyens de production alimentaire. »
L'association voudrait notamment proposer à chaque famille d'un quartier d'acquérir un mouton et de le placer dans un troupeau sous la responsabilité d'un berger qui viendrait les faire paître
au milieu des immeubles. Une manière aussi de tisser des liens et d'inventer de nouveaux modes de vie.
Plus d'infos sur l'association
24 passage Machourat, 93 300 Aubervilliers
[email protected] / 06 46 71 58 17 (Hot line Julie) / clinamencomptoir.tumblr.com
Par Philippe BERTRAND
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Mardi 25 juin 2013
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Cherchez bien sur la carte: Sansan. A 12 kilomètres d'Auch. Patrick Adda fut pendant 18 ans expert comptable à Paris. les
chiffres, il connaît. Paris, aussi. Après 10 ans de séjours dans le Gers, Patrick vend son cabinet en 2011. Entretemps il aura pris soin de parcourir le département de long en large et d'adhérer
à plusieurs associations qui prônent un mode de vie alternatif comme Auch Territoire en Transition ou le Sel de la même ville (Système d'échange Local). En août 2012, Patrick fait son choix sur
une ferme et entraîne dans son projet agricole novateur Pierre Pujos, agriculteur installé en bio depuis 1998. Tous deux créent la société foncière AvecAvec et font l'acquisition des 40
hectares de l'exploitation de Sansan avec un seul dessein en tête: créer la ferme de demain. Une ferme sans aucun impact écologique et en totale indépendance énergétique. le second temps est
d'accueillir d'autres porteurs de projets afin de constituer des petites fermes dans la grande. Les Candidats qui commencent en ce moment à se greffer sur le projet partagent tous la même vision
et sont particulièrement bien formés à l'agroécologie.
www.lafermecanopee.com
Par Philippe BERTRAND
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Mercredi 4 juillet 2012
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La vie de château n'est plus ce qu'elle a été . Une aristocratie déchue d'un côté et de grands ouvrages fortifiés parfois rendus
à la nature de l'autre côté. S'attaquer, si vous me passez l'expression, à la rénovation d'un château, est une mission très risquée. La famille Monstiers a entretenu 800 ans de relation amoureuse
avec ce château de la Fraisse., un "logis noble" partiellement détruit au 14ème siècle avant d'être reconstruit à la Renaissance. Louis des Monstiers est le maillon actuel de la chaîne familiale
aux côtés de son frère. ce dernier se charge de l'entretien de la demeure, un monument historique qu'il a ouvert au public, tandis que Louis s'est attaché à l'exploitation des terres du domaine.
Louis des Monstiers, après 10 ans consacrés au développement rural auprès des élus du Berry, s'est donc converti à l'agriculture. Ce retour à la terre, qui date de 2004, a été toutefois bien
inspiré par l'expérience précédente du développement de proximité. Louis investit 7 hectares de terrain du domaine et pense d'emblée en termes de circuits courts, productions biologiques et lien
social. 5 salariés participent à la réussite de cette petite entreprise du "potager du Fraisse". Engagé dans le collectif "manger bio limousin", notre châtelain approvisionne les cantines
scolaires et assure la distribution de 150 paniers hebdomadaires à Limoges. Il envisage de créer en septembre une entreprise d'insertion.
www.lepotagerdufraisse.com
Par Philippe BERTRAND
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Lundi 4 juin 2012
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A force de reconnaître que l'agriculture biologique est bien peu développée au regard des prétentions du Grenelle de
l'environnement, on oublie de regarder la réalité en face. Partie de loin, cette agriculture gagne du terrain (dans tous les sens du terme) selon les derniers bilans transmis par l'Agence Bio
dans le cadre du printemps bio 2012. www.printempsbio.com. Que l'on parle de production ou de consommation, les écarts entre 2010 et 2011
prouvent une nouvelle ampleur du "phénomène" bio: commençons par la production: le nombre d'exploitations bio a augmenté de plus de 12% en 2011 soit un compte actuel de 23135 exploitations en
France. Le milliard d'hectares de terres en mode de production biologique vient d'être franchi. Poursuivons par la consommation: en 2011 le marché a augmenté de 11% et il s'est vendu pour près de
4 milliards d'euros de produits alimentaires bio. La restauration collective n'est pas en reste avec une hausse d'achat de 21% en un an! Cet été risque d'être biotiful...
Par Philippe BERTRAND
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Vendredi 23 mars 2012
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J'ai hésité sur le titre de cet article. Pour singer la presse, j'aurai pu commencer par "Suicides des paysans, l'agriculture
enterrée" ou alors "pour ne plus casser d'oeufs à la PAC, une solidarité s'impose". C'est dans les années 80 qu'apparaissent les premières associations de solidarité entre agriculteurs. C'était
donc au creux de la vague, sans savoir que la traversée suivante serait pire encore. C'est à cette époque que s'enchaînent les causes du drame actuel: réduction du nombre d'exploitations, baisse
des prix et augmentation des volumes de production. S'ensuivront des banques plus exigentes, des emprunteurs surendettés et des faillites familiales. Ce schéma pourrait s'appliquer très
précisément aujourd'hui à une majorité de ménages en France, ainsi qu'en Europe. Une entraide à l'intérieur de la profession s'est déclarée dans un grand nombre de départements et les
associations constituées se sont unies dans un réseau national. L'esprit du mouvement est né en particulier de la Confédération Paysanne et des CMR (Chrétiens en Monde Rural). Les missions du
réseau consistent évidemment à informer les membres, à les former aux questions juridiques dans le cadre d'un accès au droit dont souffrent les plus exclus et à faire la médiation entre les
paysans et le ministère. Solidarité paysans, c'est 35 associations qui couvrent plus de 50 départements et le réseau est animé par une soixantaine de salariés.
www.solidaritepaysans.org
Par Philippe BERTRAND
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Publié dans : agriculture
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