Mercredi 26 mars 2014
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Edité en début d’année, mais toujours disponible, le hors-série de la revue Terraeco recense 112 métiers et 45 formations
de métiers en voie de développement. On peut les appeler métiers verts et ces métiers, plus que des emplois, concernent en premier la rénovation immobilière. Dans ce chapitre du guide, un
portrait d’une conseillère info-énergie est tracé afin de bien comprendre le parcours des professionnels. La rénovation, selon le syndicat des énergies renouvelables, pourrait générer (le
conditionnel est de rigueur) 125 000 emplois à l’horizon 2020. Les métiers ne manquent pas dans la rénovation : architecte, domoticien, constructeur bois, installateur d’isolation
thermique ou chauffagiste. A chaque grand chapitre, le hors-série donne des pistes de formations à l’image de l’Iut de Belfort-Montbéliard qui ouvre à la licence pro énergies et génie climatique.
Les énergies renouvelables profitent du même vent favorable avec un pronostic de 110 000 emplois à pourvoir d’ici 2020 même si le secteur va voir les opportunités d’embauche se réduire
à court terme. L’aménagement urbanistique et la préservation de l’environnement sont également référencés. Même si les deux missions peuvent s’opposer, elles deviennent pour tous les enjeux que
l’on connaît, complémentaires. La filière « profession nature » comme le titre Terraeco apporte de belles opportunités. Ingénieur écologue, botaniste, conseiller en biodiversité,
technicien ou ingénieur forestier, agronome, pédologue, (oui pédologue et non podologue. Le pédologue étudie les sols et leurs propriétés physico-chimiques et mécaniques), ou encore animateur
agro-environnement, autant de possibilités de devenir un professionnel des espaces naturels ou d’un des 1753 sites Natura 2000 en France qui couvrent très exactement 6,9 millions d’hectares. La
chasse à la pollution et la réduction ou le traitement et recyclage des déchets donnent à espérer là-aussi que des emplois vont se multiplier. Et il y a urgence économique et écologique car selon
l’Ademe, 90% des entreprises en France ignorent le coût d’élimination de leurs déchets. Bref pour résumer ce petit hors-série est une bouffée d’oxygène dans l’air vicié que nous respirons
actuellement psychologiquement et physiquement. www.terraeco.net
Par Philippe BERTRAND
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Vendredi 16 novembre 2012
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La chronique pourrait
s’appeler « ne pas tirer la nappe à soi ». Cette nappe, très souterraine, est celle de la Beauce et surtout la plus grande de France (elle
alimente près d’un million de foyers en eau potable). Cette nappe qui vient de profiter d’un SAGE (schéma d’aménagement et de gestion des eaux) est
très surveillée par l’association Mauves Vivantes composée de riverains de cette fameuse nappe de Beauce. Cette association est engagée plus
largement dans la protection de l’environnement et du cadre de vie des habitants de la vallée des Mauves. Parmi ses faits d’armes récents, un inventaire de la biodiversité réalisé avec 32
naturalistes du réseau Nature Centre, des actions contre la réalisation d’une décharge de déchets à Bucy-Saint-Liphard. Cette décharge d’un million 200 000m3 a obtenu une autorisation
préfectorale alors qu’elle ne comporte qu’un seul casier selon la terminologie associée. Cela signifie que les déchets de tous ordres ne sont pas classés par alvéoles et compartiments et que la
montagne d’immondices (il n’y a pas d’autre mot) est juste au dessus de la nappe de la Beauce. Parmi les autres revendications du groupe associatif,
il y a l’épandage aérien des pesticides, pratique fréquente sur les grandes plaines céréalières de la Beauce, mais pratique aberrante depuis que des
études ont calculé que 50% de ces poisons partent à la dérive. Comprenez que la moitié du pesticide largué atteint sa cible.
www.mauves-vivantes.fr
Alors? Elle n'est pas belle ma poubelle?
Par Philippe BERTRAND
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Mardi 10 avril 2012
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S'unir pour agir. Rien de tel pour favoriser de nouvelles perspectives de vie. Nous sommes souvent appelés à mettre en exergue
les solidarités humaines qui proviennent de la société civile. Or il existe d'autres formes de partage et de projet collectif dont les élus locaux peuvent être les dépositaires. Nous sommes à
l'opposé de guerres de clochers et d'oppositions entre élus voisins. En Mayenne, les collectivités ont décidé de jouer la carte commune du développement durable. Même si toutes les collectivités
ne sont pas réunies autour d 'une même table, un certain nombre d'entre elles ont instauré un réseau de réflexions partagées en faveur du développement durable. Les premières actions
portent sur l'urbanisme, l"'économie d'eau et les énergies. Pour arbitrer les échanges, favoriser le partage d'expériences entre élus et faire passer l'information, le réseau est animé
par l'association Synergies basée à Laval. Financée par le FEDER, l'ADEME, la région et le département, cette association dotée de 6 salariés conseille et accompagne le grand public comme
les collectivités. Membre du réseau, Marie-Noëlle Tribondeau, agricultrice et maire de Bierné, village de 700 habitants au sud de la Mayenne, prépare un PLU dans une démarche envrionnementale
nouvelle qui ne doit pas empiéter sur l'espace agricole.
http://synergies53.fr/maitrise_energetique_nos-missions_reseau-des-collectivites-mayennaises-en-marche-vers-le-developpement-durable.phtml
Par Philippe BERTRAND
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Mercredi 5 janvier 2011
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Imaginez
une ville qui se porte plutôt bien avec une belle densité de population et qui se découvre un parc de 38 hectares en plein cœur de cité à prendre en charge. Le fait concerne Montpellier, 4500
habitants au km2 avec ses 260 000 habitants intra muros et plus de
500 000 en comprenant l’agglomération entière, qui
devrait récupérer un quartier central composé de bâtiments et d’un immense parc arboré. Nous sommes à l’EAI, Ecole d’application de l’infanterie, dont les services ont cessé en 2010. Cet ensemble
fait l’objet de nombreux projets d’aménagements auxquels se mêlent des voix de montpelliérains qui ont décidé de repenser les modes de vie en milieu urbain. L’association Forum citoyen EAI a donc
saisi cette « opportunité unique pour construire ensemble la ville de demain », comme l’écrit Stéphane membre du groupe, « une ville écologique, partagée, et préparée à un avenir
durable ». Un atelier se consacre actuellement à l’application d’un concept qui commence à émerger en France, de « territoire en
transition ». Ce mouvement, né en 2006 en Grande-Bretagne, compte environ 250 initiatives dans une quinzaine de pays dont récemment des communautés francophones d’Europe et en Amérique du
nord. : www.forum-citoyen-eai.org
Par Philippe BERTRAND
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Lundi 21 juin 2010
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Une information intéressante trouvée dans le dernier numéro du magazine l’esprit Village et qui relève d’un décret
récent sur l’implantation de zones photovoltaïques dans la nature. Ce décret supprime les règles d’implantation jusque là requises pour les ouvrages de production d’électricité à partir de
l’énergie solaire dans les espaces naturels qui ne faisaient pas l’objet d’une protection spécifique. A l’annonce de cette modification qui donne accès aux promoteurs du solaire sur le sol des
zones naturelles non contrôlées, Jean-Louis Joseph, président de la fédération des parcs naturels régionaux est monté au créneau, inquiet de voir la biodiversité « ordinaire » et les milieux
agricoles relégués à l’état de nature de seconde zone. Au lieu d’investir ces espaces en champs de panneaux solaires, pourquoi ne pas exploiter systématiquement les toits et les friches
industrielles ? demande l’intéréssé. Ce débat n’est pas sans rappeler celui suscité par la création des zones de développement éolien là où les compagnies de gestion de l’éolien parviennent à
convaincre élus et propriétaires de la nécessité de planter des mats à hélices. Pour ne pas se tromper à nouveau sur la marchandise et pour ceux qui pensent que les panneaux solaires sur le sol
sont finalement visuellement moins agressifs que les moulins à vent, je réponds que le problème n’est pas une affaire d’esthétique, mais de logique de gestion des énergies renouvelables qui ne
doit pas se faire en saupoudrant les espaces naturels, ou alors l’énergie renouvelable est en contradiction avec le développement durable. L’article en question est donc dans le magazine dont
l’adresse est www.village.tm.fr
Par Philippe BERTRAND
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