Mardi 3 septembre 2013
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Parfois il existe des lieux de formation peu ordinaires pour ne pas dire extraordinaires dont on parle peu alors qu’ils sont au
cœur des besoins actuels. C’est le cas avec l’école de reconversion professionnelle de Metz. L’histoire de cette école remonte au lendemain de la première guerre mondiale et aux créations des
écoles de Mutilés fondées par l’office national des anciens combattants. Très rapidement d’autres stagiaires étrangers au monde combattant sont accueillis. Depuis 1983 l’école a été rebaptisée
Ecole de reconversion professionnelle Jean Moulin (l’acte de décès du grand résistant avait rédigé à Metz…). Cette école pratique des partenariats avec les entreprises depuis de nombreuses années
et privilégie de multiples activités (interventions en site réel, stages en entreprise, cercles de recherches d’emploi. Les stagiaires sont préparés aux diplômes de l’éducation nationale et sont
accompagnés dans leur recherche d’emploi. Avec deux partenaires, belge et allemand, l’école Jean Moulin assure un service de formation à distance qui permet aux personnes éloignées (du marché de
l’emploi comme de l’école, d’avoir accès aux mêmes formations. Elle accueille en moyenne 250 stagiaires par an. www.erp.metz.net
photo:
republicain lorrain.
Par Philippe BERTRAND
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Jeudi 12 juillet 2012
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Frédéric, journaliste et Martin, réalisateur, ont mis à profit leur propre expérience dans l'orientation professionnelle
et la recherche d'un emploi pour créer une borne interactive baptisée l'explorateur desmétiers. Destinée à tous les acteurs concernés par l'orientation, en particulier des jeunes souvent en
panne d'idée et de perspective, cette borne s'installe facilement dans une maison de l'emploi, une chambre des métiers ou au siège d'une mission locale et donne à visionner des vidéos et
reportages réalisés par notre duo. Chaque film suit un protocole précis avec en ouverture le témoignage d'une personne dans son travail, séquence suivie de l'interview d'un patron ou d'un
encadrant. Chaque reportage d'une durée de 2minutes et demi doit permettre d'évoquer l'évolution des carrières de chaque intervenant et d'apporter aussi des conseils au prétendants. Créé en 2005,
l'explorateur de métiers qui suscite un intérêt grandissant, possède en mémoire plus de 400 films.
www.explorateurdemetiers.fr/
Par Philippe BERTRAND
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Jeudi 17 mai 2012
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Patrick Padiou dirige une entreprise du secteur de la construction de 50 salariés qui se porte plutôt bien. Merci pour lui. Nous
sommes au nord de la Vendée non loin du département de Loire Atlantique. Si je vous parle de ce patron, pas tout à fait comme les autres, c'est qu'en cherchant une nouvelle main d'oeuvre auprès
des jeunes, il a constaté que certains semblaient n' avoir aucune chance de trouver un emploi. Il décide alors de les prendre en charge et pour ce faire, va créer avec la mission
locale une structure d'insertion en complément de son entreprise. Elle s'appellera Bâti insert. Ouverte depuis 6 ans, cette entreprise d'insertion accueille 6 jeunes de moins de 26 ans
durant un an maximum et 3 bénéficiaires du RSA pour une durée de deux ans. La structure est animée par des bénévoles et des retraités de l'Education Nationale. Ces derniers sont appelés à donner
des cours de français, de mathématiques ou de code de la route. Le plus de Bâti Insert est d'être soutenu par 60 entreprises partenaires qui s 'engagent à accueillir ces jeunes en stage. Ces
stages sont une immersion dans l'entreprise afin de faire comprendre les enjeux et les règles d'un travail: ponctualité, apparence vestimentaire, comportement social ou écoute de l'autre. A
l'issue de ces périodes, les jeunes candidats sont suivis soit vers une formation complémentaire, soit vers un emploi direct en CDD ou en CDI.
www.bati-insert.com
Par Philippe BERTRAND
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Vendredi 23 mars 2012
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Elle concerne le CPIE de la Bresse du Jura. CPIE, abréviation rencontrée à plusieurs reprises, pour Centre Permanent
d’Initiatives pour l’Environnement. Selon l’habitude, ces centres sensibilisent les publics à l’environnement local à l’aide de stages, d’animations, de nombreuses actions scolaires et de
formations en environnement et développement durable. La particularité du centre de la Bresse du Jura est le seul à assurer une formation professionnelle d’éco-interprète. Pour être précis, le
centre qui emploie 9 personnes, prépare au statut de chef de projet en éducation à l’environnement. Comme l’écrit Cécile, la vertu de cette formation est de préparer à une double compétence,
celle d’animateur et celle de spécialiste de l’environnement et elle allie le diplôme d’animateur à celui de biologiste ou écologue. La formation dure un an et s’établit dans toute la
Franche-Comté en liaison avec les 4 CPIE de la région. 6 modules compose le programme de la formation : la sensibilisation à la nature, l’interprétation du patrimoine, cela implique une
bonne lecture sur le terrain, les outils pédagogiques, l’environnement et les territoires, il s’agit de connaître les acteurs locaux, la gestion de projet qui est la pratique plus technique du
programme et enfin l’Education à l’environnement, module qui passe par la réalisation de nouveaux outils pédagogiques. Ce qui peut paraître à première vue très technique est en fait totalement
tourné vers le terrain et les acquisitions ne peuvent se faire qu’en situation réelle. Enfin les candidats suivent un stage de 5 mois de mise en situation professionnelle en France ou à
l’étranger (l’Allemagne, La Grande-Bretagne, le Canada et les Etats-Unis, pour citer les plus fréquentes, sont des destinations partenaires). Sur le site du CPIE, vous pouvez télécharger la
brochure de formation 2012-2013 : www.cpie-bresse-jura.org
Par Philippe BERTRAND
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Mardi 30 novembre 2010
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Que serait une humanité sans eau? Rien. Ironie de la modernité, des évolutions climatiques et des fossés économiques, l'eau est
devenue en ce début de siècle une denrée rare. Dans un ordre d'idée tout aussi alarmant, la forêt prend une belle place. Combien de terrains de football boisés disparaissent chaque jour
dans le monde? Le paramètre de la surface de jeu peut prêter à sourire, sauf qu'il parle à tout le monde. Heureusement, pour parler égoïstement, ici en France nous ne manquons pas de bois.
Seule sa gestion pose problème, puisque le patrimoine forestier est au trois quart privé. La partie publique fait elle-même l'objet de débats contradictoires, l'Office National des Forêts ayant à
charge autant l'entretien que l'exploitation du parc forestier. Exploiter et créer une trésorerie. Remplacer les feuillus par des résineux plus rapidement productifs. Formater une forêt qui n'a
rien demandé. C'est discutable et les associations de défense des patrimoines de feuillus s'éprouvent au contact des institutions. Il n'empêche que la forêt actuelle est pour ainsi dire récente
et celle qui a naturellement envahi mon territoire du Nord Côte d'Or a à peine deux siècles d'âge. Des souches d'arbre font régulièrement remonter en surface des vestiges de fermes, pour la
plupart, gallo-romaines.... Or la filière bois a de l'avenir devant elle en respectant des consignes de diversité. Bois de construction, de chauffage, bois écologique et grandes missions de
développement durable. A Montelimar, un Centre d'Etudes Forestières et Agricoles (CEFA) préparent à ces métiers à la nuance que sous l'impulsion des étudiants, il y prépare de façon responsable
et citoyenne. Au sein de cet établissement, des étudiants ont constitué au début des années 90 une association de type "Junior Entreprise": Forestiers sans frontières. Ne vous y trompez
pas, le même nom circule sous d'autres latitudes avec des missions plus ou moins éloignées de celles choisies par nos étudiants. En ce qui concerne ces derniers, le choix s'est porté sur la
découverte d'autres cultures en associant voyages et interventions environnementales et écologiques. Ainsi chaque année la promotion BTS prépare un voyage dans un pays en voie de développement ou
nécessitant un soutien en intégrant trois dimensions: professionnelle, humaine et sportive. Professionnelle: Les étudiants fiancent le projet par leurs moyens et leurs connaissances
pratiques. Ils vendent leurs services d'entretien d'espaces naturels, de tailles de haie, de plantations, d'interventions paysagères auprès de clients particuliers ou de collectifs. Cette
expérience se conçoit sous la forme d'une mini-entreprise dont ils sont les seuls responsables et gestionnaires. Humaine: Chaque voyage procède d'un partenariat avec des personnes ou structures
implantées sur les territoires visités. Sportif: Le travail est nécessairement assuré par le groupe en gérant coordination, écoute partagée et motivation d'équipe. Un principe
d'ensemble régit cette démarche: " Pas un euro ne doit venir d'une autre source que le travail accompli dans l'association". Par le passé, l'association est intervenue en Amazonie
péruvienne, à Madagascar (un plan de reboisement a été réalisé avec une association de lycéens d'Antanarivo) ou encore dans le nord de l'Inde afin d'étudier les méthodes de travail de
forestiers indiens.
Souvenir d'un treck dans les Andes en 2010...
http://www.cefa-montelimar.org/gestiondurable/gestiondurableforestiersf.htm
Par Philippe BERTRAND
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