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solidarité

Vendredi 29 novembre 2013 5 29 /11 /Nov /2013 10:50

Le Haut-Rhin, Mulhouse et Colmar et de piètres résultats de qualité de vie. Selon les sondages, ceux qui nous perfusent en permanence de leurs scores toujours discutables, la ville de Mulhouse est une des villes les plus pauvres de l'hexagone. Souvent, lorsque des constats alarmants de ce type apparaissent, je remarque une force de réaction plus intense qu'ailleurs. A Mulhouse comme à Colmar, cette force est bien réelle et est même historique dans le paysage de la solidarité nationale. Exemples: Aléos créée en 1951 et dévolue à l'accueil et à l'insertion des publics défavorisés. Les pauvres pour faire simple. Aléos est aujourd'hui est un des maîtres d'oeuvre de la réhabilitation de l'immobilier urbain, de l'HLM au vieux presbytère classé. Ce n'est pourtant qu'en 2004 que l'association est officiellement déclarée de mission d'utilité publique. 53 ans après sa création.... Cherchez l'erreur. Il n'empêche qu'à partir de cette date, Aléos va engager des conventions avec Mulhouse Habitat, la municipalité ou avec l'ANRU ( Agence Nationale pour la Rénovation urbaine). Pour assurer un plein service d'aide aux plus démunis, Aléos n'offre pas seulement un parc de logements, mais fait de l'accompagnement social, de l'insertion professionnelle et de l'aide à l'accès aux droits et à l'emploi.

 

 

 

www.aleos.asso.fr

 

Et que dire encore d'Alsa68? Certes l'association d'aide aux sans abris est bien plus jeune...42 ans. Professionnalisée depuis 2004, Alsa68 partage sa mission  entre quatre services.  Un service administratif, d'aide et de soutien. Un service d'accompagnement social et d'hébergement qui concerne 180 personnes au RSA et 100 autres en situation de handicap. Deux immeubles à Mulhouse permettent l'utilisation de 140 logements. Un service d'accompagnement au logement (10 logements avec bail glissant pour des personnes sortant de psychiatrie) et un service maraude intervenant 4 nuits par semaine.  L'association possède encore 5 maisons relais et près de 90 places dans des résidences sociales.  Enfin, eh oui ce n'est jamais fini, Alsa68 est également chantier d'insertion avec 57 salariés répartis dans le second oeuvre du bâtiment, la rénovation urbaine et un restaurant social.

www.alsa68.org

 

 

Un dernier pour la route? 100 pour 1. Association très récente au contraire des deux premières. Née d'une opération d'hergement d'urgence lors de l'hiver 2012 lancée par des bénévoles sous le nom de collectif Urgence-Welcome, Cent pour Un (sous-entendu Un hébergement) est la consolidation de la première action sous une forme plus participative encore. Comme le nom l'indique, le projet consiste à créer des grappes de générosité de 100 personnes pour assurer l'hébergement d'une personne à la rue. 100 dons pour permettre une location ou pour installer la personne dans un logement vide mis à disposition  de l'association ou pour assurer même un hébergement chez soi. Le nombre est symbolique. L'objectif de départ est de loger 100 personnes ou familles dont beaucoup avec enfants.

 

http://100pour1.wordpress.com

 

Par Philippe BERTRAND - Publié dans : solidarité
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Jeudi 30 mai 2013 4 30 /05 /Mai /2013 10:56

 

 

L'état des lieux des prisons en France est sans cesse dénoncé. Conditions d'incarcération désastreuses par endroits, surpopulation, suicides.... Malgré les nouveaux centres de détention construits ces dernières années, les problèmes persistent. Il vaudrait mieux prévoir en amont la délinquance. Facile à dire. Il est difficile d'imaginer dès lors que nous sommes invités à regarder au-delà de notre seule réalité, les conditions d'incarcération dans les pays pauvres. Prisonniers sans frontières ne règle rien, ne juge pas, mais intervient de façon magistrale.  Cette association humanitaire créée en 1995 est apolitique, laïque et cherche à promouvoir les droits de l'homme là où ils sont absents dans sept pays d'Afrique francophone.  Pourquoi ceux-ci en priorité? Parce que c'est le code pénal français qui est appliqué dans ces pays d'Afrique de l'ouest. Prisonniers sans frontières, ce sont 85 équipes de terrain composées de 400 bénévoles qui interviennent en faveur de 27 000 prisonniers. En France, l'association repose sur 600 donateurs, une trentaine d'équipes de soutien, 30 administrateurs et experts et deux salariés. Les actions menées sur le terrain répondent essentiellement à trois missions: l'alimentation, la santé et le suivi des dossiers. Premier constat: la détention provisoire est très longue. Deuxième constat: les activités sont inexistantes. Troisième constat: les femmes détenues avec leurs enfants vivent dans des conditions infernales.  Parmi les réponses apportées par Prisonniers sans frontières, un jardin maraîcher a été créé dans l'enceinte de la prison de Kati non loin  de Bamako. Une source d'activités qui participe à une meilleure alimentation des détenus. Un  jardin d'enfants a été ouvert au coeur de la prison d'Abomey, au Bénin, qui étouffe sous le poids de 1162 détenus pour....258 places réduisant l'espace vital de chaque détenu à 0,45 m2 pour dormir! Parmi eux, 80 femmes ne disposaient que d'une seule pièce pour préparer leur repas et s'occuper de leurs enfants qui, pour certains, ont vu le jour derrière les barreaux. Prisonniers sans frontières, ce sont encore des séminaires hygiène et santé tenus au Togo dans 12 prisons du pays. Prisonniers sans frontières, c'est enfin un  courage extraordinaire pour oser intervenir dans ces fossés d'humanité.

www.prsf.org

Par Philippe BERTRAND - Publié dans : solidarité
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Mardi 16 avril 2013 2 16 /04 /Avr /2013 14:05

Alénya rime avec Kénya. Pourtant rien ne prédestinait cette petite commune des Pyrénées Orientales de 3000 habitants à se jumeler avec une vieille citéde la vallée du Rift. Naivasha possède l'essentiel de la vie et de la culture: l'eau. Le lac du même nom fait de cette ville de 14 000 habitants au sud du Kenya une capitale de la floraison. Les roses qui inondent les marchés européens proviennent de cet endroit improbable, sauf que cette économie est aux mains de grandes compagnies horticoles européennes qui prélèvent abondamment et gratuitement l'eau du lac.  Pire, les pesticides utilisés pour cette production industrielle seront rejetés dans le lac. Pire encore, Naivasha ne perçoit aucune compensation!  Nous sommes au coeur du pays maasaï et d'une longue tradition d'éleveurs dépossédés de leurs terres par les multinationales. Alénya est à l'opposé tant sur la carte que sur les questions de vie et de développement. c'est d'ailleurs dans le cadre d'une exposition dans ses caves viticoles, qu'un morceau de culture maasaï va apparaître.  En 2001,  une peintre très attachée à cette population, expose ses toiles. Deux ans plus tard elle épouse devant le maire d'Alenya.. un maasaï. Jacques Pumérada, maire d'Alenya est invité au Kenya. Les échanges sont chaleureux et son homologue, premier magistrat de Naivasha, est séduit par le projet d'un jumelage. Un programme d'accès à l'eau voit le jour. La communauté de communes Sud Roussillon y adhère. Les forages commencent et les expertises se poursuivent. une salle de classe vient d'être construire et la gestion de l'eau est enseignée là où tout semblait perdu...

http://comite-jumelage-alenya.blogspot.fr

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Vendredi 29 mars 2013 5 29 /03 /Mars /2013 10:57

Le mécénat d’entreprise est un des maillons de la grande chaîne de soutien aux initiatives locales en sachant que la crise n’a pas affecté les engagements des entreprises en France, surtout des PME, qui s’accordent à favoriser l’émergence d’initiatives. Le phénomène est plus visible lorsqu’il se déclare sous forme de fondations. Qu’elles soient privées ou publiques, elles se rejoignent sur les raisons qui les mobilisent, raisons sociales, culturelles, sportives ou environnementales. Un cas particulier est né en 2007 dans le Maine-et-Loire avec une fondation d’entreprises locales, Mécène et Loire. Cette création souhaitée par la CCI du département a apporté son soutien pendant 5 ans à 108 projets pour un montant avoisinant 700 000euros. Cette Fondation a été la première du genre à réunir PME et TPE exerçant des métiers différents afin de soutenir des actions locales. 24 chefs d’entreprise s’étaient lancés dans cette aventure qui prend maintenant une autre forme sous le principe de Fondation n°2 ou nouvelle génération. Cette version Mécène et Loire, nouvelle formule, passe à 29 entreprises et continuera à soutenir tous type de projet à la condition que ceux doivent concourir à renforcer l’attractivité du Maine-et-Loire. L’appel à projet est en ligne et il sera clos le 12 avril prochain. Les principaux champs d’activité à valoriser sont la culture, la solidarité, la recherche, l’environnement et le sport. Avis aux amateurs : www.mecene-et-loire.fr

 

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Vendredi 15 février 2013 5 15 /02 /Fév /2013 15:03

Ils longent les routes et autoroutes du nord comme des âmes en peine avec pour seul bagage, souvent, un sac en plastique qui contient les derniers papiers d'identité de l'errance. Les migrants du Calaisis, les maudits de Sangatte, sont en permanence entre 600 et 700 à attendre le passage de la Manche. Certains abandonnent l'espoir d"une traversée et demandent un asile en France difficilement accepté. A Dunkerque et à Calais, il y a fort heureusement les fondus de la solidarité de Salam. Cette association née en 2002 à la suite de la fermeture du centre de la Croix Rouge de Sangatte, assure encore aujourd'hui la distribution de 200 à 300 repas chaque soir. Les migrants sont jeunes pour la plupart, entre 17 et 23 ans, et viennent des cartes du monde qui se composent ou décomposent à l'instar de l'Egypte par exemple. Même si l'atmosphère est moins électrique qu'auparavant depuis des modifications de textes de loi, les urgences et les moyens sont identiques, c'est-à-dire innombrables pour les premiers et quasi nuls pour les seconds. Salam ne fonctionne que par l'intelligence du bénévolat et des liens fraternels avec d'autres associations. Emmaüs à Dunkerque héberge les convalescents et médecins du monde assume le suivi médical des plus fragiles. Des associations du département et des territoires voisins viennent épauler le collectif en préparant les repas. Après restent l'accompagnent administratif et le suivi juridique de ces déchus du monde. Là encore, c'est Salam qui prend en main ces démarches.

 

illustration_home.jpg

www.associationsalam.org

 

Par Philippe BERTRAND - Publié dans : solidarité
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