Jeudi 8 août 2013
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(la boutique. photo: mairie de Neuvic)
Neuvic, 3500 habitants. Dordogne. En 1982, cette commune voyait naître un organisme de formation original puisque dédié aux
femmes en quête d'emploi dans un milieu très rural: L'ASCSN, association culturelle et de solidarités nouvelles. De toute évidence ce sont les solidarités qui priment dans les orientations
choisies par le bureau de l'association en ouvrant deux secteurs d'activités de formation et d'insertion: un service Textile et un service environnement. Le premier atelier chantier d'insertion
emploie en moyenne 12 à 14 salariés en insertion. Il recycle les textiles, réalise une ligne de vêtements et dispose d'une boutique de vente. Le deuxième chantier, dont les emplois
sont davantage ouverts vers la mixité, accueille entre 37 et 40 salariés en insertion sous le titre d'agent d'entretien d'espace rural. Les deux services sont encadrés par 8 permanents et pas
moins de 600 adhérents soutiennent l'association. Le chantier textile, la Bobine, est particulièrement audacieux puisqu'il s'est ouvert à la création de vêtements de prêt-à-porter créés à
partir de matières premières de récupération. Une styliste costumière oriente les options de création choisies par les salariées du chantier.
La Bobine et ses "bobinettes" ont mis au point un défilé annuel qui met en scène les salariés, les adhérents de la boutique
ainsi que les bénévoles de l'association. Deux salariés supplémentaires ont été recrutés à cet effet. Enfin la Bobine vient très récemment de développer son activité vers le costume de
scène afin de répondre aux besoins de compagnies théâtrales professionnelles ou amateurs. L'ASCSN fait partie du comité de pilotage du projet "l'Eaudyssée d'Aquitaine" qui prépare une mise en
oeuvre d'un cluster ou grappe d'entreprises sociales et culturelles afin de mobiliser les dynamiques de coopération et de mutualisation de la région.
contact: [email protected]
Par Philippe BERTRAND
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Lundi 25 février 2013
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/2013 11:46
Il m’est arrivé à quelques reprises de vous parler d’Associations Intermédiaires. Le
principe né en 1987 est de proposer à des personnes en insertion de réaliser des travaux de proximité. Le concept est intégré aux structures d’insertion par l’activité économiques qui ont élargi
les missions et augmenté le nombre des personnes accompagnées. Dynamic emploi, association intermédiaire, appartient à ce grand ensemble de
l’insertion. Créé en 1989 aux Andelys, les fondateurs de l’association avaient bien anticipé sur le mouvement en proposant des missions à des personnes en difficulté dans les secteurs marchands
et non-marchands. 10 ans plus elle crée une entreprise de travail temporaire. En 2005 elle est choisie comme référent RSA par le département et développe 9 antennes dans l’Eure. Aujourd’hui
Dynamic’Emploi partage ses offres entre les particuliers et les entreprises. Pour ces dernières l’association assure des missions dans l’industrie, le BTP-TP, les transports et la logistique, le
nettoyage et le commerce. En ouvrant la gamme des services, cette structure euroise a accompagné en 2012 500 salariés, accueilli 650 personnes, assuré 85 000 heures de travaux pour 7500 contrats passés avec 1000 clients. Les chiffres de sorties donnent un peu d’espoir à ceux qui doutent du
bienfondé de ce type d’alternative puisque 40 % des sorties se transforment en emploi durables, 27 en emploi de transition et 16% entrent en formation qualifiantes. www.dynamic-emploi.org
Par Philippe BERTRAND
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Jeudi 13 décembre 2012
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/2012 16:03
Dans la catégorie entreprise d'insertion par l'activité économique, IAE, ADC Propreté est un "dinosaure de l'insertion" selon
l'expression de son directeur Michel Plassart. Pour cause, l'entreprise a été créée à Nantes en 1984 à partir d'un projet défendu par un centre de formation. Le premier souci était d'ouvrir des
voies nouvelles vers l'emploi au bénéfice de publics en difficulté. L'idée novatrice n'était pas de former ces personnes avant de leur donner un outil de travail, mais de les former en les
faisant travailler. Le démarrage de l'entreprise fut balbutiant et ADC Propreté ne comptait que 10 salariés quatre ans après sa création. Aujourd'hui l'entreprise va bien. Merci pour elle. Avec
230 salariés, elle est devenue une grosse PME de nettoyage. Le second souci était de limiter le terrain d'activité. C'est toujours le cas puisque l'entreprise opère dans l'agglomération
nantaise afin de faciliter les déplacements des employés par les transports en commun. Le troisième souci était de tenir la mixité des permanents et des des personnes en insertion. Pour ces
derniers, chômeurs de longue durée, jeunes sans qualification, "bénéficiaires" du RSA, l'entrée en matière est directe avec une formation assurée en parallèle par un tuteur. Une centaine
d'employés sont en CDI et le reste en insertion se partage à égalité entre hommes et femmes et représente 24 nationalités différentes. Des formatrices accompagnent aussi les personnes en
insertion dans leur recherche de logement et l'amélioration de leur confort, en suivant par exemple les problèmes de santé. Le quatrième et dernier souci était de ne pas releguer ces
personnes à un travail nocturne de nettoyage. ADC a donc édicté une charte qui exige que les chantiers se fassent le jour. Pour la bonne cause, l'entreprise a également une démarche
environnementale certifiée. Il suffit enfin de jeter un oeil sur le site pour comprendre l'étendue de la réussite. ça commence même par la photo de l'entreprise.
www.adcproprete.com
Par Philippe BERTRAND
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Lundi 9 avril 2012
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/2012 15:01
Dites du côté d'Avignon "Semailles" et tout logiquement les visages vont s'éclairer. Semailles est une association née en 1997
dans la ceinture verte d'Avignon, une ceinture qui noue la ville à sa campagne environnante. La création d'un jardin maraîcher a été la première 'invention' de Semailles. Comme son nom le laisse
entendre, Semailles sème, récolte et multiplie les bonnes idées. A la suite du jardin sera créé en 2000 un programme d'éducation à l'environnement et au développement durable à destination du
jeune public à commencer par les écoles. 8 ans plus tard, Semailles invente cette fois le premier jardin solidaire de fleurs sous le nom de 'Fleurs de Cocagne', reprenant ainsi le modèle des
jardins de Cocagne avec la particularité de privilégier dans ce cas un public féminin. Puis en 2011 Semailles étoffait ses engagements au profit de l'insertion professionnelle en fondant "fruits
de Cocagne" . En outre, l'association a mis en place un club d'entreprises partenaires afin de garantir et péreniser l'emploi des salariés de l'association. 13 entreprises du bassin avignonnais
ont adhéré à ce club. Les chiffres parlent d'eux-mêmes puisque 'Semailles' avec ses 15 hectares de jardin possède 45 postes en parcours d'insertion, emploie 100 personnes sur l'année et est gérée
et animée par 17 permanents. Le fondateur de cette véritable plateforme de l'insertion et de lutte contre l'exclusion est Jacques Pouly, actuel président de réseau Cocagne.
http://semailles.asso.fr
Par Philippe BERTRAND
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