Vendredi 22 février 2013
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/2013 14:34
La grande illusion, comme aurait dit Renoir, est de croire que l'associatif et le coopératif ne seront que les TPE du
social et solidaire, autrement dit les petits acteurs de cette économie de l'ombre. Maintenant l'économie de l'ombre entre dans la lumière et les petits acteurs font parfois pâlir les "cousins"
de l'économie de marché. Le Relais né en 1984 aux côtés de la communauté Emmaüs de Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais) fait partie des 10 plus grosses coopératives de France: 2178 salariés dont
60% en CDI, 90 000 tonnes de textiles collectés par an, 15 800 conteneurs, 28 relais locaux, 600 véhicules, 100 000 mètres carrés d'entrepôt, 3 implantations en Afrique et un chiffre d'affaires
en 2011 de 95 millions d'euros. Le relais c'est d'abord cette image entrée définitivement dans le décor des quartiers urbains.
Pourtant derrière cet outil de récupération, se cache une organisation exceptionnelle. Pierre Duponchel, président et fondateur
du réseau, privilégie dès l'origine une population jeune sans emploi. D'emblée la collecte des textiles permet de créer la première année 50 emplois. Trois ans plus tard, la dépréciation du
dollar entraîne le prix du textile vers le bas. Le relais ouvre alors des boutiques de revente, développe le recyclage et exporte en Afrique. En 1992, un reportage télé d'envoyé spécial ravive
l'intérêt pour cette drôle d'entreprise d'insertion. Les candidatures à des relais régionaux pleuvent. Le réseau national s'étoffe, il repense plus largement sa politique d'insertion et crée à la
fois une entreprise d'insertion temporaire, Interinser, et un bureau d'études dédié au logement social ou solidaire, Les toits de l'espoir. (2000 logements réhabilités à ce jour). En 2007
Métisse, gamme d'isolants thermiques pour le bâtiment en fibre de coton fait son apparition et en 2012 est inaugurée la première usine Métisse. En moyenne depuis 1984, le relais crée un
emploi par semaine...
http://lerelais.org
Par Philippe BERTRAND
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Publié dans : économie
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Vendredi 15 février 2013
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Ils longent les routes et autoroutes du nord comme des âmes en peine avec pour seul bagage, souvent, un sac en plastique qui
contient les derniers papiers d'identité de l'errance. Les migrants du Calaisis, les maudits de Sangatte, sont en permanence entre 600 et 700 à attendre le passage de la Manche.
Certains abandonnent l'espoir d"une traversée et demandent un asile en France difficilement accepté. A Dunkerque et à Calais, il y a fort heureusement les fondus de la solidarité de Salam. Cette
association née en 2002 à la suite de la fermeture du centre de la Croix Rouge de Sangatte, assure encore aujourd'hui la distribution de 200 à 300 repas chaque soir. Les migrants sont jeunes pour
la plupart, entre 17 et 23 ans, et viennent des cartes du monde qui se composent ou décomposent à l'instar de l'Egypte par exemple. Même si l'atmosphère est moins électrique qu'auparavant depuis
des modifications de textes de loi, les urgences et les moyens sont identiques, c'est-à-dire innombrables pour les premiers et quasi nuls pour les seconds. Salam ne fonctionne que par
l'intelligence du bénévolat et des liens fraternels avec d'autres associations. Emmaüs à Dunkerque héberge les convalescents et médecins du monde assume le suivi médical des plus fragiles. Des
associations du département et des territoires voisins viennent épauler le collectif en préparant les repas. Après restent l'accompagnent administratif et le suivi juridique de ces déchus du
monde. Là encore, c'est Salam qui prend en main ces démarches.
www.associationsalam.org
Par Philippe BERTRAND
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Publié dans : solidarité
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Vendredi 15 février 2013
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/2013 14:49
A Rouen il existe un Kalif un peu spécial. Cette
association présidée par Stéphane Maunier, est l’outil par excellence des musiciens du département et d’abord de l’aire rouennaise. Le Kalif correspond d’abord à un espace de répétition avec pas
moins de 5 studios aménagés et amplifiés. Le Kalif, c’est aussi une école de musique avec des cours d’instruments individuels ou collectifs sur la base de Basse, guitare, batterie, piano et des
cours d’éveil à la musique pour les plus jeunes. Mais parmi les bonnes idées du collectif, il y a les scènes du Kalif soit des mini-concerts de 30 minutes avec une phase d’apprentissage du jeu
collectif en public suivi d’une captation vidéo. Ces vidéos sont sur le site de l’association et il y a effectivement tous les niveaux de jeu avec des groupes débutants et d’autres aux formes
totalement abouties. Enfin parmi les bonnes idées, donc, il y a Boxes, autrement dit des boîtes virtuelles réunissant tous les instruments de communication (galerie photos, vidéo, pages web spécifiques, développements des liens aux réseaux sociaux) mises gratuitement
à disposition des groupes. Ces press-books numériques complets sont une excellente idée de services complémentaires pour les collectifs musicaux. Comme toujours, une telle structure bien pensée,
mériterait mieux que quelques citations dans la presse. J’espère vous avoir donné envie de jeter un œil et surtout une oreille à cette structure : www.lekalif.com
Par Philippe BERTRAND
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Publié dans : Culture
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Mardi 5 février 2013
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/2013 17:03
Le mécénat d'entreprise continue en France, même pendant la durée des travaux. Les chantiers économiques sont absorbés par la
crise, les faillites, les licenciements et les flexibilités de façon à ajuster leur production et leurtravail aux besoins et aux demandes. Certains diront que les injustices sont toujours
présentes et que le changement n'aura pas lieu. Pourtant dans les débordements d'une économie qui crache ses dernières cartouches pour limiter la casse humaine, je découvre par l'intermédiaire de
l'association Admical que le mécénat d'entreprise en France ne faiblit pas. Mieux, là où le mécénat culturel semblait fléchir en 2010, il se redresse énergiquement deux ans plus tard. En
2012 la participation aux projets culturels a augmenté de 26% pour un budget total de 494 millions d'euros. L'ensemble du mécénat suivi par Admical en France s'établissait en 2012 à un
investissement global de 2,5 milliards d'euros. Un mot sur Admical: l'association fut créée en 1979 par feu Jacques Rigaud dans le souci de faire connaître en France une démarche de soutien
financier qui était totalement étrangère à nos pratiques. La France se découvre à l'aube des années mitterrandiennes une nouvelle fibre pour cette ressource stratégique incontournable. 30 ans
plus tard et malgré le dérapage financier de l'économie de marché mondialisée, ce mécénat demeure très opérationnel. A cela plusieurs raisons dont en premier un allégement fiscal
non négligeable. Viennent ensuite une recherche de communication et de visibilité ainsi qu'une reconnaissance plus large. Pourtant un argument a priori peu porteur pour les investisseurs qui
jouent effectivement l'image de marque est les territoires d'engagement. Or, les 40 000 entreprises mécènes répertoriées par Admical en France agissent pour 86% d'entre elles à une échelle
locale. Je me mets à rêver du méchant loup de la grande entreprise transformé en agneau social. Pourtant là encore Admical apporte une explication: la majorité des entreprises qui
pratiquent le mécénat sont des PME. Autrement dit ces acteurs de la bonne cause souhaitent tous renforcer leur ancrage territorial. Enfin, la crise a du bon pour un point au moins en faisant
réagir des chefs d'entreprises qui veulent jouer un autre rôle en sortant des activités marchandes. Cette attitude conditionne un mécénat qui intervient en premier lieu au profit d'actions
sociales. Le sport est le second bénéficiaire de ces interventions, mais heureusement la culture reprend une place qui lui revenait inexorablement suivie de la santé, l'éducation, l'environnement
et la recherche. Les enveloppes sont variables, mais parfois la participation de l'entreprise est matérielle ou logistique. Chaque année Admical édite un catalogue du mécénat d'entreprise qui
peut guider les initiatives.
www.admical.org
Par Philippe BERTRAND
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Publié dans : économie
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Mercredi 23 janvier 2013
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/2013 12:14
Encore une bonne nouvelle qui s’apparente à une
bonne note à l’économie sociale et solidaire (celle qui monte en ce moment par les emplois qu’elle génère). Constituée d’associations, de coopératives, de mutuelles et de fondations, l’ESS
s’enrichit d’une nouvelle édition du panorama de ces activités en Ile de France. Ce panorama est une publication officielle qui donne un net aperçu de la présence de l’évolution de cette
économie. Pour l’ile de France, donc, 2012 aura été marquée par une importante rémunération versée par les entreprises de ce secteur chiffrée à 10,8 milliards d’euros. Cette somme concerne les 32
400 établissements employeurs de la région et les 390 000 salariés concernés par ces activités. Les associations demeurent les principaux employeurs avec 305 000 salariés (avec
majoritairement des services de proximité, mais aussi des emplois dans l’enseignement et dans le secteur de la santé). Les coopératives, mutuelles et fondations de la région emploient quant à
elles près de 82 000 salariés. Seule note à nuancer, les jeunes sont encore peu représentés dans ce secteur alors que leur insertion professionnelle peut être facilitée par les offres de
l’ESS. C’est ainsi que les moins de 30 ans représentent 19% des salariés de cette économie contre 25% dans le reste de l’économie. Une mobilisation
s’impose ainsi qu’une information (ce que nous tentons de faire) afin de répondre aux enjeux d’avenir en sachant que 150 000 salariés de l’ESS
en Ile de France seront à la retraite à l’horizon 2025 selon le président de la CRESS IDF.
www.cressidf.org.
Par Philippe BERTRAND
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