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Vendredi 9 novembre 2012 5 09 /11 /Nov /2012 15:42

L'idée est presque insensée. Disons, inespérée. Elle émane de deux jeunes employés de la boutique de gestion de Nantes. Comme par hasard, c'est en donnant une pièce à une personne de la rue, que l'idée est née. Pourquoi donner quelques pièces alors que la collecte de celles-ci pourrait être utilisée plus efficacement. Par exemple? En ouvrant un crédit pour financer l'achat d'un logement destiné aux SDF.  Le premier emprunt bancaire fut lancé en 2007 sur une base très modeste de quelques dizaines de donateurs. Denis et Gwenaël durent apporter leur propre garantie pour obtenir le prêt. Le calcul de départ est de convaincre 100 personnes à verser 20 euros par mois à l'association. La réduction d'impôt fait fondre la participation à 5 euros mensuels. En 2011, Toit à Moi avait déjà fait l'acquisition de 4 appartements occupés par 8 personnes. L'autre pari était de ne pas définir une durée limite de séjour  afin d'éviter toute sanction pour les occupants. Pourtant, aucune personne logée ne "profite" du principe, car l'association a pour soin d'accompagner ces sauvés de la rue vers la sociabilité et le retour à une vie active. Denis et Gwenaël sont maintenant salariés grâce aux aides des entreprises mécènes qu'ils ont démarché et dont la participation permet de prendre en charge les frais de fonctionnement de Toit à Moi. Aux dernières nouvelles, l'association vient de signer l'achat de nouveaux logements, ce qui porterait l'ensemble à 8 appartements et à quelques sauvetages supplémentaires. Comme toutes le bonnes idées, celle-ci pourrait prendre une envergure nationale. Denis et Gwenael n'y voient aucun inconvénient.

 

 

 

www.toitamoi.net

Par Philippe BERTRAND - Publié dans : social
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Vendredi 9 novembre 2012 5 09 /11 /Nov /2012 15:22

Il m'aura fallu découvrir une association originale installée en Corrèze, à Tulle, "Autour du 1er mai" pour apprendre l'existence d'un fonds de films de société exceptionnel.  Née en 2006 l'association a choisi son nom sous la double raison de la fête du travail et de la date du festival qui honore ce patrimoine. Donc chaque année, autour du 1er mai, se tient le festival "La Décade Cinéma et Société" et ce pendant une semaine. A l'origine de l'association, Sylvie Dreyfus, employée du département audiovisuel de la BNF à Paris, prend conscience de l'importance d'un fonds de films sociaux de tous types menacés de disparaître. Documentaires, vidéos publicitaires, films militants, tous reflètent les grands mouvements de société à l'instar des quelques dizaines de films réalisés pendant le mouvement des cheminots de 1995, qui fut largement médiatisé par les engagements de Pierre Bourdieu. Sylvie a donc eu l'idée de constituer une base de données de ces films du social afin  que chacun, particulier ou groupe professionnel, puisse avoir le plus large aperçu de ce patrimoine. Cette base ne donne pas à voir les films, mais à les répertorier, à identifier leur lieu de stockage et les possibilités de visionnage, à les programmer dans le cadre d'une événement comme celui du festival de Tulle et enfin à retrouver les ayants droits.

www.autourdu1ermai.fr

Par Philippe BERTRAND - Publié dans : Culture
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Vendredi 5 octobre 2012 5 05 /10 /Oct /2012 11:28

Je n'ai pas d'autre titre à proposer que le nom même de cette association aveyronnaise...héroïque. Le mot est fort, certes, mais il témoigne de cette étonnante disposition de personnes meurtries à reconstruire. Boris Cyrulnik a fait partager pendant longtemps le concept de résilience au grand public. Positiver son malheur, construire sur une rupture. La rupture pour Armand Vernhettes a été la guerre d'Algérie, celle que la majorité des appelés a vécu comme une obligation insupportable. Ils étaient 4 anciens d'Algérie à l'origine de ce groupement inédit, 4 à cacher leur amertume et à ouvrir leur mémoire. 50 ans après les accords d'Evian et dans un contexte très disputé autour de la dépouille du colonialisme, des appelés ont pris une étonnante option: reverser les pensions d'ancien combattant à des associations humanitaires algériennes. Depuis 2004, date de la création de cette association des anciens appelés d'Algérie contre la guerre (4 acg), 200 personnes ont rejoint le noyau d'origine et ont permis de concrétiser plusieurs projets en Algérie tels l'achat d'un bus scolaire ou l'installation d'un  réseau d'irrigation de vergers en Kabylie.  La présidente d'honneur de l'association est Simone de Bollardière (veuve du général Jacques Pâris de Bollardière qui avait ouvertement condamné la torture pendant la guerre d'Algérie): "Cette pension, c'est de l'argent sale, car c'était  bien une guerre que la France a menée en Algérie et tous ces jeunes de 20 ans plongés dans cette marmite infernale demeurent à tout jamais marqués". Alors rachat, rédemption? Armand a une explication plus simple: "donner du sens à ce qui n'en avait pas".

www.4acg.org

 

Par Philippe BERTRAND - Publié dans : solidarité
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Lundi 1 octobre 2012 1 01 /10 /Oct /2012 10:37

Parmi les salons de la rentrée il en est un qui nous concerne tout directement. Non pas le salon de l’auto, voyons, mais Provemploi. Ce rendez-vous qui a le défaut d’être trop discret, a le mérite d’exister puisque c’est en quelque sorte le salon  mode d’emploi pour s’installer en Province. Il est question de Province, comme au vieux mauvais temps, où tout était règlementé depuis Paris. Ici  il faut comprendre que ce rendez-vous s’adresse principalement aux parisiens et franciliens qui projettent de se mettre au vert. Or à l’occasion de l’ouverture prochaine du salon, le 16 octobre à l’espace Champerret, de nouvelles données sont publiées sur les mouvements hors la ville. Ainsi en 5 ans, plus d’un million de franciliens a quitté la région parisienne et selon les sources Insee de 2011, 80% des départs sont le fait de familles actives (le déménagement à la campagne n’est plus le fait des retraités !!!!). Les arguments de ces partants sont le besoin d’équilibre et d’un nouveau cadre pour réaliser leurs projets, ainsi que la qualité de la vie et le coût de l’immobilier. Les 20% restants se partagent entre les jeunes (11%) et les séniors (9%). Une nuance est apportée sur les destinations car ce sont les grandes agglomérations qui sont les plus prisées, à 36%, devant le milieu rural, tout de même à 26% et ensuite les villes moyennes à 24%. Restent 13% pour un lieu à proximité de l’Ile de France et à l’inverse 3% qui optent pour l’Outre-Mer. Enfin à l’ultime préoccupation de l’emploi en « Province », un potentiel de 1 million deux mille emplois sera proposé sur le marché du travail cette année, propositions des groupes nationaux, des Pme et des cabinets de recrutement. Les secteurs concernés sont la banque, les assurances, l’industrie, la distribution, le conseil et le service informatique, l’ingénierie et la restauration.

www.provemploi.fr

Par Philippe BERTRAND - Publié dans : société
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Lundi 24 septembre 2012 1 24 /09 /Sep /2012 15:30

 

 

 

 

Sans crier victoire, car il n'y a aucune raison de faire d'un cas particulier une généralité, l'histoire récente de l'entreprise de tricotage de Montredon Labessonié dans le Tarn prouve une fois encore que des entreprises peuvent se relever de redressements judiciaires. Pourtant tout allait bien pour cette entreprise qui employa jusqu'à 100 personnes. Toutefois après deux redressements judiciaires et autant de tentatives de relance, l'usine était appelée à disparaître purement et simplement. En 2009 quelques employés décident de se battre pour sauver leur emploi et leur outil de travail.  Ils se sont que 7 à s'associer dans cette démarche, mais ne reculent devant aucun obstacle. ça commence par une participation de chacun en cassant une épargne ou en sollicitant les familles et ça continue par une proposition de rachat auprès du tribunal administratif. En parallèle la communauté de communes de montredonnais accepte de faire l'acquisition du bâtiment pour soutenir la petite équipe. L'entreprise reprend vie, un an plus tard, sous forme de Scop et sous le nom de la maille au personnel.  14 emplois sont créés au redémarrage de la production et 4 autres postes s'ajouteront à ce dispositif qui se veut solidaire.  Aujourd'hui l'entreprise compte donc 7 associés et 18 salariés et tient des commandes pour le haut de gamme de l'habillement puisque la maille au personnel fournit aussi bien Agnès B que Courrèges ou Balmain. Elle vient en outre de créer sa propre marque, "La maille au naturel" et prévoit de diversifier sa production.

www.lamailleaunaturel.com

 

Par Philippe BERTRAND - Publié dans : économie
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