Quantcast

Mercredi 9 janvier 2013 3 09 /01 /Jan /2013 16:23

 

 

Le titre n'est pas un miracle mais recouvre une idée très simple: Comment concilier qualité alimentaire issue d'une agriculture respectueuse et distribution directe et non polluante à Paris et aux portes de la capitale? Réponse: en utilisant les voies fluviales. La fille de l'eau s'appelle Claire-Emmanuelle Hue.  Une dizaine d'années dans le design ne l'ont pas empêché de penser à un autre mode de vie et de consommation. Ainsi est né le projet du "Marché sur l'eau". Avec l'aide d'une couveuse d'entreprise alternative, Claire-Emmanuelle prospecte les producteurs de la région Ile de France prêts à entrer dans ce réseau de distribution totalement nouveau au coeur de la capitale. Ils sont quelques dizaines à adhérer au projet et plusieurs centaines à consommer frais. Le canal de l'Ourcq apporte la solution au transport des marchandises qui, à raison de 2 à 5 tonnes par voyage, sont acheminées en 3  points de vente sur les quais à Pantin et à la Villette. Restait la question du bateau. L'association fait alors l'acquisition d'un chaland ostréicole réhabilité à cette occasion et aménagé favorablement grâce à son fond plat. Malgré son jeune âge l'association crée ses premiers emplois et projette de se structurer en SCIC afin de mieux répondre aux 450 adhérents de ce marché sur l'eau.

 

 

 

 

 

 

 

 

www.marchesurleau.com

Par Philippe BERTRAND - Publié dans : économie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 8 janvier 2013 2 08 /01 /Jan /2013 12:36

Je ne pouvais pas mieux choisir comme titre que cette citation de Charles-Edouard Vincent. Charles-Edouard, portrait type d'une éducation bourgeoise comme son prénom, qui le propulse vers le grand marché. D'abord polytechnique, puis Sanford et enfin la Silicon Valley, dernière marche avant le Cac 40. Pourtant le multiplômé qu'il est se souvient de son enfance et de la rencontre de "clochards" avec lesquels il entretint une relation d'amitié. Et puis les questions qui germent dans l'esprit de l'enfant. Elles l'accompagneront tout au long de sa formation et participeront à cette voix intérieure qui le poussera à faire un tour de France des groupes Emmaüs. Cette sorte de compagnonnage du solidaire durera deux ans avant que Charles-Edouard ne crée "Emmaüs Défi", une entreprise d'insertion installée à Paris et qui aujourd'hui garantit 120 emplois aux laissés pour compte. L'entreprise qui vient d'ouvrir un nouvel entrepôt, rue Riquet dans le 19ème arrondissement, valorise les matériels et objets usagés.  Cet engagement est un exemple parmi d'autres et il prouve que des patrons issus de la finance, de l'industrie, de l'informatique (c'était le secteur professionnel de Charles-Edouard avant sa nouvelle orientation) ou de la publicité, peuvent être appelés à travailler au profit d'une économie humaine. C'est le crédo de C.E. Vincent qui fut séduit par "le pragmatisme économique d'Emmaüs: ne jamais être dans la charité, mais défendre que l'on s'en sort par le travail".

www.emmaus-defi.org

 

Par Philippe BERTRAND - Publié dans : économie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 20 décembre 2012 4 20 /12 /Déc /2012 11:00

Le salaud, il n'y a pas d'autres mots. Le salaud, c'est nous. L'humanité mène une absurde course à la pêche aux requins qui passe en grande partie inaperçue pour des raisons de préjugés stupides. Le méchant requin, les dents de la mer ou le surfer qui laisse un membre entre les mâchoires de la vilaine bête.

A l'opposé, Claire Nouvian pourrait être une sirène des mers, sauf que son milieu marin est bien plus profond, dans les abysses pour tout dire. Pour cette journaliste documentariste, la découverte de l’exploitation outrancière et catastrophique des fonds marins depuis 30 ans, la pousse à réagir. Elle écrit un livre, dirige une exposition à ce monde des profondeurs océaniques et entre en bataille avec BLOOM, association qu’elle fonde à Paris en 2005.  Les études menées par le petit groupe d’experts de l’association ont permis d’ interpeller des acteurs politiques et économiques. C’est ainsi que les mers et océans ne peuvent plus supporter d’être exploités, pollués et dévastés par des méthodes de pêches industrielles. Des actions urgentes s’imposent comme  la lutte contre l’extinction dans l’indifférence totale des requins. A ce sujet, le premier acheteur de squalane, substance extraite de foies de requins évoluant dans les profondeurs, est le secteur cosmétique. 90% de l’huile de foie de requin seraient destinés à cette industrie, ce qui correspondrait à une capture annuelle de 2millions 700 000 requins. La pratique de la capture est de recueillir les foies et de rejeter les carcasses à la mer à l’instar des ailerons prélevés sur des animaux balancés au jus vivant et voués à crever lentement sur place. Tout ça pour de l’anti-ride… Les chiffres rapportés ici sont ceux communiqués par  l’association, à lire à  www.bloomassociation.org

 

 

 

 

 Crédit photo: Sébastien Losada. M'Bour, Sénégal.

 

 

 

Le marché très juteux des ailerons de requins dont les vertus thérapeutiques n'ont jamais été démontrées (!) est encore plus indécent. Les compteurs des nombres de spécimens sacrifiés s'affolent entre 1996 et 2000 car les estimations oscillent entre 25 et 75 millions de requins massacrés par an!!!!

Le pire serait de se dédouaner de toute responsabilité dans cette horreur puisque plusieurs pays européens à commencer par l'Espagne possèdent un contingent de bateaux destinés à tuer du requin. C'est ainsi que l'Europe expédie en Asie l'équivalent de 15% de la consommation asiatique d'ailerons de requins. La cerise sur la farce revient à la France, qui est le premier importateur d'ailerons en Europe. Salauds, je vous disais.

 

 

Par Philippe BERTRAND - Publié dans : coup de gueule
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 13 décembre 2012 4 13 /12 /Déc /2012 16:03

Dans la catégorie entreprise d'insertion par l'activité économique, IAE, ADC Propreté est un "dinosaure de l'insertion" selon l'expression de son directeur Michel Plassart. Pour cause, l'entreprise a été créée à Nantes en 1984 à partir d'un projet défendu par un centre de formation. Le premier souci était d'ouvrir des voies nouvelles vers l'emploi au bénéfice de publics en difficulté. L'idée novatrice n'était pas de former ces personnes avant de leur donner un outil de travail, mais de les former en les faisant travailler. Le démarrage de l'entreprise fut balbutiant et ADC Propreté ne comptait que 10 salariés quatre ans après sa création. Aujourd'hui l'entreprise va bien. Merci pour elle. Avec 230 salariés, elle est devenue une grosse PME de nettoyage.  Le second souci était de limiter le terrain d'activité. C'est toujours le cas puisque l'entreprise opère dans l'agglomération nantaise afin de faciliter les déplacements des employés par les transports en commun. Le troisième souci était de tenir la mixité des permanents et des des personnes en insertion. Pour ces derniers, chômeurs de longue durée, jeunes sans qualification, "bénéficiaires" du RSA, l'entrée en matière est directe avec une formation assurée en parallèle par un tuteur. Une centaine d'employés sont en CDI et le reste en insertion se partage à égalité entre hommes et femmes et représente 24 nationalités différentes. Des formatrices accompagnent aussi les personnes en insertion dans leur recherche de logement et l'amélioration de leur confort, en suivant par exemple les problèmes de santé.  Le quatrième et dernier souci était de ne pas releguer ces personnes à un travail nocturne de nettoyage. ADC a donc édicté une charte qui exige que les chantiers se fassent le jour. Pour la bonne cause, l'entreprise a également une démarche environnementale certifiée. Il suffit enfin de jeter un oeil sur le site pour comprendre l'étendue de la réussite. ça commence même par la photo de l'entreprise.

 

 

 

 

www.adcproprete.com

 

Par Philippe BERTRAND - Publié dans : insertion
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 12 décembre 2012 3 12 /12 /Déc /2012 14:57

 

 

 

 crédit photo: Cyril Enzmann. Le Parisien.

 

 

Antoine Campredon a été cadre dans l'industrie alimentaire. Lu puis Bonduelle. Avec cette dernière, le légume en conserve, il connaît. En 2008 un problème de santé l'éloigne de la grande industrie, mais le rapproche de la petite anti-gaspillage. Deux ans d'études lui permettent de faire l'état des lieux du gâchis et de prévoir une riposte. Le gâchis, c'est un million et demi de tonnes de fruits et de légumes jetés en France chaque année. Parmi les raisons coupables figure celle du calibrage: une carotte trop grande n'aura pas sa place sur le rayon de vente. A l'échelle planétaire, c'est près du tiers de la production qui n'est pas consommé. Sic. La solution, Antoine Campredon la trouve grâce à quelques producteurs de Marne qui lui proposent des légumes non commercialisables.  L'idée simple et géniale à la fois, comme souvent, est de transformer ces produits en plats cuisinés en bocaux.  La seconde idée est d'employer des personnes en insertion. la troisième et dernière, ou presque, est de vendre la majeure partie des bocaux en haut de gamme et le reste à prix coûtant à des épiceries solidaires. La première unité fonctionne à Châlon en Champagne et une seconde doit s'ouvrir dans l'Aube. Au total, 200 personnes pourraient travailler au profit de la marque LEGUM'andise dont 140 en insertion. L'ensemble est porté par l'association dont Antoine Campredon est le coordonnateur: l'ACDCS, les Conserveries Solidaires.

 

http://acdcs.asso-web.com

http://legumandise.fr

 

Par Philippe BERTRAND - Publié dans : économie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

  • : Le blog de Philippe Bertrand
  • : société solidarité région Actualité
  • : Une suite plus personnelle aux carnets de Campagne diffusés sur France Inter sans impératif de temps ni d'espace et ouvert aux commentaires et contributions extérieures
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact
  • : 16/10/2009

Recherche

Calendrier

Décembre 2013
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>

Liens utiles

Partager

Partager ce blog

OverBlog

Créez votre blog gratuit

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés